L’impression 3D permet de valider des mécanismes observés dans la nature avant de les reproduire dans l’industrie. Deux exemples, l’un inspiré des ailes de la cigale, l’autre du disque d’accroche du rémora.
Les caractéristiques topographiques antibactériennes de la surface des ailes des cigales.
Les infections des implants orthopédiques sont de plus en plus nombreuses et les antibiotiques développés pour tuer les bactéries sont de moins en moins efficaces. Les chercheurs se penchent donc sur de nouvelles approches qui ne reposent pas sur l’utilisation de médicaments pour réduire ces infections.
Les chercheurs de l’Université de Boston s’inspirent des caractéristiques topographiques de la surface des ailes des cigales. La reproduction de ces nanostructures qui modifient l’énergie de surface peut réduire la fixation et la croissance bactérienne. Les chercheurs ont testé une surface nanostructurée superhydrophobe (angle de contact : 108°) fabriquée sur un implant imprimé en PEKK par Oxford Performance Materials selon sa technique OsteoFab agréée par la FDA. Elle est caractérisée par des nanoplots de 50–100 nm avec des espacements aléatoires. Après 5 jours, le développement de
Staphylococcus epidermidis sur la surface était réduit de 37% par rapport à des implants standards en PEEK, celui de Pseudomonas aeruginosa de 50% (28% après un jour de culture), sans aucun antibiotique.

Source : Sirris (15-12-2017)