Le réseau

  • Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
  • Des membres de la recherche académique et des industriels.
  • Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
  • Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
  • Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
  • Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).

L'organisation

  • Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
  • Des sections régionales couvrant tout le territoire français
  • Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.

La structure de veille et de réflexion prospective

  • Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
  • Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
  • Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.

A ne pas manquer !!!

Conférence internationale MATÉRIAUX 2026 – COLLOQUE 9 qui inclut le COLLOQUE NATIONAL DU GFP 2026 – Date limite de soumission des résumés : 13 avril 2026.

Extension – Prix GFP 2026 : date limite 13 Avril 2026

     

Actualités

Des chaînes dégradables conçues par métathèse alternée à partir de briques biosourcées

Une nouvelle approche permet de produire des matériaux dégradables à partir de monomères issus de la biomasse en mobilisant une copolymérisation alternée par ouverture de cycle de type métathèse entre des oxa-norbornènes biosourcés et le dihydrofurane. Le point fort du travail tient au fait que la déconstructibilité n’est pas ajoutée après coup sur une chaîne récalcitrante, mais inscrite dans l’ossature même du matériau par l’introduction maîtrisée de motifs énol-éther sensibles à l’acide. Cette stratégie de séquence alternée répond à une difficulté classique de la chimie des matériaux biosourcés : obtenir des chaînes à la fois solubles, bien définies et capables de se dégrader proprement en fragments dérivés des unités de départ. L’étude montre également que la régiosélectivité n’est pas laissée au hasard de la polymérisation, mais résulte d’un contrôle cinétique éclairé par le calcul, ce qui renforce la valeur prédictive de la méthode. En outre, la possibilité de régler les propriétés thermiques et mécaniques par le choix du substituant porté par l’oxa-norbornène élargit nettement le champ des applications. Cette contribution dessine ainsi une voie crédible vers des matériaux de spécialité où origine renouvelable, précision de structure et fin de vie chimique sont conçues comme un ensemble cohérent.

Une conversion du polyéthylène en carburants par sels fondus

Des chercheurs ont proposé une voie de valorisation du polyéthylène usagé qui s’écarte nettement des schémas de pyrolyse les plus lourds en s’appuyant sur un bain de sels fondus à base de chlorure d’aluminium, jouant à la fois le rôle de milieu réactionnel et de site catalytique. L’intérêt scientifique du procédé réside dans la simplification de l’environnement réactionnel : la coupure des longues chaînes carbonées ne nécessite ni catalyseur noble, ni solvant organique, ni apport extérieur d’hydrogène, ce qui modifie en profondeur l’économie de la transformation. Les auteurs attribuent l’efficacité du système à la formation de sites acides de Lewis fortement actifs, capables de promouvoir la fragmentation sélective des chaînes et de stabiliser les intermédiaires carbenium dans un milieu ionique dense. Cette lecture est importante, car elle relie directement la structure du sel fondu à la distribution finale des coupes hydrocarbonées et donne un cadre mécanistique plus solide à une technologie souvent présentée seulement sous l’angle du rendement. À l’échelle industrielle, la portée est double : réduire la sévérité opératoire par rapport aux procédés thermiques classiques, et offrir une voie plus simple pour convertir des flux abondants de polyéthylène en produits liquides à plus forte valeur d’usage.

Le PPWR entre dans sa phase interprétative avec la publication d’une guidance européenne

La publication par la Commission européenne d’un document d’orientation sur le règlement relatif aux emballages et aux déchets d’emballages constitue un signal particulièrement important pour toute la chaîne des matériaux et de l’emballage. Même si la date précède légèrement la fenêtre hebdomadaire stricte, ce texte mérite d’être intégré à ce bloc tant son effet de structuration est immédiat. Son intérêt ne réside pas dans l’annonce de nouveaux objectifs, déjà connus dans le règlement, mais dans l’ouverture de la phase interprétative qui conditionnera l’atterrissage concret des exigences de recyclabilité, de contenu recyclé, de conception et d’information. En pratique, cela signifie que la conformité ne dépendra plus seulement du choix d’une matière, mais de la capacité à documenter, qualifier et démontrer son adéquation aux futurs cadres d’application. Pour les producteurs d’emballages et les transformateurs, cette guidance agit comme un pré-signal opérationnel : elle annonce les zones de friction, les points à clarifier et les attentes documentaires qui pèseront sur les années de transition. À plus long terme, elle renforcera probablement la concurrence entre solutions non sur des promesses générales de durabilité, mais sur leur aptitude réelle à satisfaire des critères harmonisés à l’échelle du marché européen.

Une stratégie RAFT pour obtenir des nanoparticules entièrement dégradables à base de polyesters

Des travaux récents décrivent une avancée méthodologique importante dans la polymérisation radicalaire par ouverture de cycle de cétones acétals, en l’associant à une chimie RAFT suffisamment contrôlée pour piloter la masse molaire, la dispersion, les extrémités de chaîne et l’extension en blocs. L’intérêt de cette contribution est qu’elle s’attaque à une difficulté ancienne : lorsque seules des briques dégradables sont utilisées, on obtient souvent des chaînes moins bien définies, alors que les matériaux plus facilement contrôlables ne se dégradent qu’imparfaitement. Ici, la maîtrise de la cinétique et des équilibres de transfert permet de franchir ce verrou et d’accéder à des architectures à base de polyesters entièrement dégradables, ensuite formulées en nanoparticules dont la vitesse de disparition peut être modulée. Le texte insiste aussi sur les réactions parasites de transfert d’hydrogène et de ramification, ce qui montre que le contrôle ne relève pas d’une idéalisation théorique, mais d’une compréhension fine de la réactivité radicalaire. Ce type d’objet intéresse directement la délivrance, la cosmétique et les formulations avancées, car il associe précision structurale, robustesse de synthèse et disparition complète du matériau. En termes de circularité, l’étude élargit surtout le répertoire des voies radicalaires soutenables en montrant qu’un contrôle élevé n’est plus incompatible avec une fin de vie intégrale.

Un polymère bio-imprimé à partir de chia pour capter sélectivement l’aluminium dans les eaux usées

Des chercheurs ont conçu un matériau sélectif pour la capture de l’aluminium dans les eaux usées à partir d’un extrait de graines de chia utilisé comme précurseur biosourcé dans une stratégie d’empreinte ionique. L’intérêt du travail réside dans la tentative de réconcilier deux exigences souvent opposées : d’un côté, la sélectivité fine, habituellement associée à des matériaux synthétiques fortement élaborés ; de l’autre, la soutenabilité, qui suppose le recours à des ressources renouvelables et à une chimie moins agressive. Le matériau est obtenu en organisant autour de l’ion aluminium des fonctions chimiques issues de l’extrait végétal, puis en réticulant l’ensemble de manière à conserver, après élution du gabarit métallique, des cavités de reconnaissance adaptées à la recapture sélective de cet ion. Ce point est essentiel, car il montre que la ressource végétale ne joue pas ici le rôle d’un simple support passif, mais celui d’une matrice fonctionnelle participant directement à la reconnaissance. L’approche ouvre des perspectives intéressantes pour le traitement de l’eau, mais aussi pour une famille plus large de matériaux biosourcés sélectifs où adsorption, chimie de reconnaissance et procédés environnementaux convergent dans un même objet matière.

https://www.nature.com/articles/s41598-026-47575-7

Une cryptographie sur ADN synthétique pour sécuriser des échanges à longue distance

Une nouvelle approche permet d’utiliser l’ADN synthétique comme vecteur de cryptographie afin de générer et de partager des clés aléatoires entre un expéditeur et un destinataire, sans que l’efficacité du dispositif dépende de la distance qui les sépare. Le principe repose sur la préparation d’ensembles dupliqués de séquences d’ADN, conservés de part et d’autre, puis lus au moment de la communication par séquençage afin de reconstruire une clé numérique binaire commune. L’intérêt scientifique de cette stratégie tient à l’articulation entre un support macromoléculaire d’une grande stabilité, des processus enzymatiques de duplication et une logique de chiffrement de type one-time pad, dont la robustesse ne repose pas sur la seule difficulté de calcul imposée à un adversaire. Les auteurs montrent en outre que le schéma proposé conserve ses garanties même en cas d’interception partielle du matériau, puisqu’une tentative de copie ou d’amplification introduirait des anomalies détectables dans la distribution des séquences et conduirait à écarter les clés compromises. Cette démonstration ouvre une perspective technologique originale à l’interface entre chimie de l’information, stockage moléculaire et cybersécurité, avec des débouchés potentiels pour les communications diplomatiques, les infrastructures critiques et les échanges en environnement extrême.

Les gants nitrile et latex peuvent fausser l’évaluation des microplastiques en laboratoire

Une étude récente met en lumière une source de biais analytique susceptible d’altérer l’évaluation des microplastiques dans les échantillons environnementaux, en montrant que les gants nitrile et latex couramment utilisés au laboratoire peuvent déposer sur les supports de prélèvement des particules de stéarates. Le problème tient au fait que ces sels, introduits lors de la fabrication des gants pour faciliter leur démoulage, présentent des signatures visuelles et structurales proches de celles de certains fragments plastiques, au point de générer des faux positifs lors des observations microscopiques et des analyses spectroscopiques. Les chercheurs ont reproduit des contacts représentatifs des manipulations de routine sur filtres, lames et autres surfaces d’analyse, puis comparé plusieurs familles de gants afin d’évaluer l’ampleur du transfert particulaire. Ils montrent ainsi que la contamination ne relève pas d’un artefact marginal, mais d’un mécanisme suffisamment marqué pour conduire à une surestimation des teneurs mesurées. L’étude souligne toutefois que des stratégies correctives existent, qu’il s’agisse de recourir à des gants de salle blanche, moins chargés en additifs particulaires, ou d’affiner les traitements analytiques pour distinguer les stéarates des véritables débris plastiques. Cette avancée a une portée méthodologique directe pour la fiabilité des protocoles de surveillance et la robustesse des jeux de données sur la pollution microplastique.

https://phys.org/news/2026-03-nitrile-latex-gloves-overestimation-microplastics.html

Un hydrogel polysaccharidique autopropulsé pour neutraliser les espèces réactives de l’oxygène

Des travaux récents décrivent un hydrogel fondé sur un polysaccharide naturel, conçu pour associer motilité autonome et activité de piégeage des espèces réactives de l’oxygène dans un même objet mou. L’originalité du système réside dans l’intégration, au sein d’un réseau hydrogel biocompatible, de fonctions capables de produire une réponse cinétique dirigée tout en conservant les attributs attendus d’un biomatériau souple, hydraté et administrable. La matrice joue ici plusieurs rôles simultanés : support structural, réservoir de diffusion, interface avec le milieu physiologique et plateforme de détoxification chimique. Cette multifonctionnalité confère au matériau un comportement qui dépasse celui d’un simple vecteur passif, puisqu’il peut se déplacer, interagir avec son environnement et exercer une action locale sur un stress oxydant pathologique. Une telle convergence entre architecture réticulée, dynamique de gonflement et fonctionnalisation réactive ouvre des perspectives particulièrement fécondes pour la cicatrisation, l’administration localisée d’agents actifs ou la conception de micromatériaux thérapeutiques inspirés du vivant. Sur le plan industriel, cette famille d’hydrogels pourrait nourrir de nouvelles générations de dispositifs injectables ou de pansements intelligents à base de ressources biosourcées. (American Chemical Society Publications)

https://pubs.acs.org/doi/10.1021/acsapm.6c00359?goto=supporting-info

Une dépolymérisation photo-induite pour refermer la boucle du PMMA

Une nouvelle approche permet de recycler chimiquement le PMMA, utilisé dans de nombreuses applications transparentes, en revenant vers le monomère par une voie photo-induite plus douce que les procédés thermiques classiques. Le principe repose sur une dépolymérisation déclenchée sous irradiation ultraviolette, en milieu solvant et sous atmosphère dépourvue d’oxygène, de manière à favoriser le désassemblage contrôlé des chaînes sans recourir à des solvants chlorés. L’intérêt du travail tient à la combinaison entre conditions opératoires modérées, maintien d’un rendement de conversion élevé et récupération d’un monomère de qualité suffisante pour être repolymérisé en un matériau régénéré aux propriétés préservées. Les auteurs montrent en outre que le choix du solvant gouverne fortement l’efficacité du mécanisme, en limitant les réactions parasites de terminaison et en soutenant l’« unzip » des chaînes jusqu’à leurs briques de départ. Cette stratégie se distingue ainsi du recyclage mécanique, qui dégrade progressivement la qualité d’usage, tout en contournant les coûts énergétiques et les contraintes de contamination associés aux voies de pyrolyse. La portée technologique est nette pour les filières acryliques, avec une perspective crédible de circularité matière pour des pièces transparentes à forte valeur ajoutée.

https://phys.org/news/2026-04-uv-method-recycling-acrylic-plastics.html

Découvrir/adhérer au GFP

Nouveauté 2024

Commission Enseignement

Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».

L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.

Sociétés Savantes et partenaires

Institut Charles Sadron CNRS UPR22
23 rue du Loess, BP 84047
67034 STRASBOURG Cedex2
web : http://www.gfp.asso.fr, Secrétaire general : gfp@gfp.asso.fr,
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