Des chercheurs de Georgia Tech et d’Emory University ont mis au point une valve cardiaque imprimée en 3D à partir de poly(glycérol dodecanedioate) (PGD), un polymère biocompatible et biorésorbable doté de propriétés à mémoire de forme. Conçue de manière patient-spécifique, cette valve est fabriquée pour être livrée par cathéter : elle peut être repliée dans un format compact et, une fois implantée et exposée à la température corporelle, se déploie pour retrouver sa configuration programmée. Ce dispositif innovant favorise la régénération tissulaire en incitant le corps à remplacer progressivement l’implant par du tissu valvulaire naturel, éliminant ainsi la nécessité de multiples interventions chirurgicales, particulièrement chez les patients pédiatriques dont les valves doivent s’adapter à leur croissance. Grâce à l’intégration des technologies d’impression 3D et des matériaux biorésorbables, cette avancée représente un véritable changement de paradigme par rapport aux valves actuelles issues de tissus animaux, qui ne durent que 10 à 15 ans, et ouvre la voie à une nouvelle ère de dispositifs médicaux régénératifs.
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