Dans une étude publiée dans Nature Chemistry, des chercheurs de l’Université hébraïque de Jérusalem et du Georgia Institute of Technology ont démontré que des mélanges chimiques complexes peuvent évoluer de manière prévisible sous l’influence de cycles humides-sèches, imitant les fluctuations environnementales de la Terre primitive. En soumettant des molécules organiques à ces cycles, l’équipe a observé que ces systèmes ne se stabilisent pas dans un état d’équilibre, mais continuent à s’organiser grâce à des voies sélectives qui limitent la complexité incontrôlée, tout en montrant une synchronisation des dynamiques de population entre différentes espèces moléculaires. Ces découvertes apportent de nouvelles perspectives sur la manière dont les conditions naturelles ont pu guider la formation des précurseurs de la vie, suggérant que l’évolution chimique prébiotique était moins chaotique qu’on ne le pensait et offrant ainsi des pistes innovantes pour la conception de systèmes moléculaires dans des domaines tels que la synthèse de matériaux et la biotechnologie.
Actualités
- Nanoparticules de lignine pour des papiers barrière recyclables capables de rivaliser avec les emballages plastiques
- Comprendre la gélification des poloxamères près de la température physiologique
- Capteurs de gaz OFET biodégradables guidés par la séparation de phase P3HT/PBS
- Recyclage chimio-mécanique aqueux pour décolorer et régénérer des polyoléfines mixtes
- Polymères riches en soufre pilotés par la lumière et conçus pour une recyclabilité intrinsèque