Des chercheurs de l’Université de Sydney explorent l’utilisation de revêtements zwitterioniques pour prévenir la formation de caillots sanguins sur les implants médicaux, notamment les valves cardiaques et les stents. Ces molécules, naturellement présentes dans les membranes cellulaires, possèdent à la fois une charge positive et négative, ce qui leur confère une neutralité globale et une forte affinité pour l’eau. En créant un mince revêtement de quelques nanomètres, les scientifiques parviennent à générer une couche d’eau protectrice à la surface des implants. Cette « armure aqueuse » empêche l’adhérence des protéines du sang, réduisant ainsi le risque de thrombose, tout en améliorant la longévité des dispositifs implantables. Le défi, qualifié de « problème Goldilocks », consiste à déterminer la quantité idéale de zwitterions à appliquer, ni trop, ni trop peu, pour optimiser leur efficacité sans provoquer d’effets indésirables. Les travaux, publiés dans Cell Biomaterials (DOI : 10.1016/j.celbio.2024.100005), offrent un plan détaillé pour le développement de surfaces anti-caillots et ouvrent de nouvelles perspectives pour la conception d’implants plus sûrs et durables.
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