Une équipe du KAIST, en collaboration avec Stanford, a étudié l’effet de l’éthane, composant majeur du gaz naturel, sur le métabolisme de la bactérie méthanotrophe Methylosinus trichosporium OB3b, spécialisée dans l’oxydation du méthane. Bien qu’incapable d’utiliser l’éthane comme substrat de croissance, l’organisme le co-oxyde via la méthane monooxygénase particulaire, produisant de l’acétate. Cet intermédiaire réduit la croissance et la consommation de méthane, mais stimule l’accumulation de polyhydroxybutyrate (PHB), un bioplastique biodégradable. Les chercheurs ont montré que l’apport de pouvoir réducteur externe amplifie la consommation d’éthane sans freiner l’oxydation du méthane, révélant une compétition intracellulaire pour les ressources métaboliques. Ces résultats ouvrent la voie à l’exploitation contrôlée de mélanges méthane/éthane pour accroître la production durable de biopolymères à partir de gaz naturel.
https://phys.org/news/2025-08-potential-natural-gas-based-bioplastic.html