Des chercheurs ont initié une démarche novatrice visant à transformer les sous-produits agricoles et les résidus d’élagage, tels que la paille de riz, en précurseurs chimiques pour l’élaboration de bioplastiques durables. S’affranchissant des voies enzymatiques onéreuses, cette approche repose sur un fractionnement sélectif de la biomasse permettant d’isoler efficacement la cellulose, l’hémicellulose et la lignine sans recours à des solvants toxiques. Les chaînes polysaccharidiques ainsi libérées subissent une bioconversion par des souches microbiennes spécifiques pour générer respectivement de l’acide lactique et de l’acide succinique, monomères essentiels à la synthèse de polylactide (PLA) et de polybutylène succinate (PBS). Parallèlement, la fraction lignine est valorisée en tant qu’additif fonctionnel, conférant aux matrices polymères résultantes des propriétés antimicrobiennes intrinsèques. Cette stratégie d’intégration verticale, depuis la déconstruction de la matière végétale jusqu’à la polymérisation, permet non seulement de réduire la dépendance aux ressources fossiles mais aussi d’optimiser la viabilité économique des bioprocédés, offrant ainsi des perspectives prometteuses pour le développement de matériaux compostables à haute valeur ajoutée et à faible empreinte carbone.
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