Des chercheurs ont démontré qu’un apport lumineux contrôlé pouvait servir de levier de synthèse pour des polymères riches en soufre, en exploitant la labilité des liaisons soufre–soufre afin d’assembler des unités monomères par voie radicalaire sous conditions jugées douces et accessibles. Le procédé repose sur l’activation initiale par ultraviolet, puis sur une irradiation par LED modulée en impulsions, conçue pour réguler finement la concentration en radicaux et limiter les phénomènes de dégradation pendant la propagation, ce qui favorise l’obtention de chaînes de masse molaire élevée et de réseaux exploitables en formulation. Cette maîtrise cinétique ouvre un contrôle « marche/arrêt » de la polymérisation, et, à l’inverse des plastiques irréversibles, la même signature chimique rend possible une dépolymérisation déclenchée soit par lumière, soit par chauffage à température élevée, régénérant des briques réutilisables pour refermer le cycle matière. Au-delà de démonstrations déjà associées aux polymères soufrés (captation de métaux, optiques infrarouges, activité antimicrobienne), l’étude met en avant des débouchés directs en adhésifs recyclables, résines photosensibles pour lithographie et revêtements anticorrosion, suggérant une filière de matériaux performants issue de ressources soufrées résiduelles et compatible avec une économie circulaire.

https://phys.org/news/2026-01-sustainable-sulfur-rich-polymers-stay.html