Une nouvelle approche permet de traiter des plastiques polyoléfiniques hétérogènes par un procédé chimio-mécanique en milieu aqueux, destiné à contourner les limites du recyclage strictement mécanique (dégradation irréversible des chaînes, odorisation, mélange imparfait) sans basculer vers une dépolymérisation coûteuse. Le principe repose sur l’utilisation d’eau portée au-delà de son point d’ébullition sous pression, créant un environnement physico-chimique où les polymères passent transitoirement dans un état favorable à l’interdiffusion et au mélange à l’échelle micrométrique, tout en facilitant l’extraction d’impuretés. Le traitement est décrit comme capable d’éliminer des composés organiques volatils associés à l’odeur de recyclé, et de désorber des pigments afin de rapprocher la teinte du matériau régénéré de celle d’une résine vierge. Point critique, la cinétique d’exposition thermique est finement pilotée : en limitant la durée de séjour, le procédé réduit la scission de chaînes et préserve la masse molaire, condition clé pour restaurer rigidité, ténacité et aptitude à la transformation lors d’une remise en œuvre ultérieure. Par sa sobriété énergétique relative et sa capacité à purifier des flux mélangés et colorés, cette voie ouvre des perspectives de recyclats de qualité comparable aux grades neufs, compatibles avec une montée en échelle industrielle et une réduction tangible des mises en décharge ou de l’incinération.
https://phys.org/news/2026-01-chemi-mechanical-pigments-properties-recycled.html