Une étude récente met en lumière une stratégie de films polymères mélangés pour des capteurs de gaz à transistors à effet de champ organiques (OFET) conciliant performance et fin de vie plus sobre. Le cœur du dispositif repose sur l’association d’un semi-conducteur π-conjugué largement employé, le poly(3-hexylthiophène) (P3HT), avec un polyester biodégradable, le poly(butylène succinate) (PBS), afin de conférer à la couche active une flexibilité accrue et une dégradabilité en milieu marin tout en maintenant une conduction exploitable. L’originalité tient à une ingénierie des solvants qui pilote la morphologie : selon le système solvant, la séparation de phase bascule d’un régime plutôt horizontal, générateur d’une topographie hétérogène, à une séparation de phase verticale qui homogénéise la surface et stabilise la réponse électrique même lorsque la fraction de PBS devient très majoritaire. Cette architecture hiérarchisée influe directement sur la transduction chimiorésistive : l’enrichissement en PBS renforce la sensibilité aux gaz oxydants ciblés, avec une sélectivité marquée envers le NO2 par rapport à d’autres analytes, tout en atténuant les dérives associées à l’humidité et à l’oxygène. En visant des procédés de dépôt compatibles avec des substrats courants et des usages jetables, cette approche esquisse une électronique de détection à grande échelle susceptible de réduire concrètement le flux de déchets électroniques.

https://phys.org/news/2026-01-biodegradable-polymers-eco-friendly-high.html