Une étude récente met en lumière la faisabilité d’une substitution partielle des isocyanates d’origine fossile dans les revêtements polyuréthane, longtemps dominés par le diisocyanate d’hexaméthylène, en s’appuyant sur un diisocyanate biosourcé de pentaméthylène fourni sous forme de trimères intégrables dans des formulations existantes. La filière amont repose sur des matières premières renouvelables transformées en pentaméthylènediamine, puis en motifs isocyanates susceptibles d’augmenter la densité de réticulation lors de la réaction avec des polyols, qu’il s’agisse de résines polyuréthane à base de polyester polyol ou de dispersions polyuréthane associées à un polyacrylate polyol. Les performances de surface s’en trouvent modifiées de manière cohérente : une cinétique de durcissement plus réactive favorise une rigidification du réseau, ce qui se traduit par une résistance accrue aux rayures et à l’abrasion, ainsi que par une formation de film plus uniforme, donnant des surfaces plus lisses et plus brillantes, avec une hydrophobicité légèrement renforcée. En contrepartie, la stabilité thermique apparaît un peu moins favorable, et les mécanismes de vieillissement divergent, le PDI montrant plutôt des signatures d’oxydation et de réarrangement superficiel après usure, là où le système fossile manifeste davantage de scissions de chaîne. Ces résultats dessinent une voie de transfert industriel pragmatique, moyennant des ajustements de formulation et de conditions de cure, pour proposer des finitions à forte valeur d’usage tout en réduisant la dépendance au carbone fossile.