Des travaux pionniers démontrent la faisabilité d’une architecture macromoléculaire inédite, le poly[(D-lactate)-co-(R)-3-hydroxybutyrate] ou LAHB, synthétisée in vivo via la reprogrammation génétique d’une souche bactérienne. Afin de pallier la fragilité intrinsèque et la persistance environnementale du polyacide lactique conventionnel, l’ingénierie métabolique s’est focalisée sur l’amplification de l’expression d’une enzyme de polymérisation spécifique au sein du micro-organisme hôte. Or, cette surexpression catalytique orchestre une biosynthèse accélérée, générant un copolyester aliphatique doté d’une masse molaire ultra-élevée . Parallèlement, l’intégration stochastique des motifs hydroxybutyrates au sein de la chaîne principale perturbe la régularité cristalline du réseau, insufflant à la matrice une flexibilité conformationnelle remarquable. Cette topologie confère au matériau fini une résilience mécanique et une élongation à la rupture strictement analogues à celles des polyoléfines d’usage courant, telles que le polyéthylène, tout en préservant une rigidité structurale optimale. À l’inverse des thermoplastiques pétrosourcés récalcitrants, ce réseau covalent affiche une susceptibilité hydrolytique et enzymatique exceptionnelle en milieu marin extrême. L’immersion en conditions pélagiques froides et salines induit la prolifération spontanée d’une plastisphère microbienne ; la formation de ce biofilm déclenche un clivage rapide des liaisons esters, menant à la minéralisation intégrale du polymère . Toutefois, la stabilité rhéologique du composé à l’état fondu garantit une excellente processabilité industrielle préalable. La maîtrise absolue de cette dynamique de bioproduction ouvre des débouchés technologiques cruciaux pour l’économie circulaire, offrant une plateforme biosourcée de rupture pour substituer massivement les plastiques d’emballage tout en atténuant la pollution océanique.
https://phys.org/news/2026-02-enzyme-high-production-durable-lactate.html