Des chercheurs ont développé une architecture d’électrode destinée à améliorer la conversion électrochimique du dioxyde de carbone en composés carbonés utilisables comme précurseurs de plastiques, notamment l’éthylène. Le verrou traité est celui de l’inondation des électrodes, phénomène dans lequel l’électrolyte pénètre la structure poreuse et réduit l’accès du CO₂ aux sites catalytiques. La solution proposée repose sur une organisation en trois couches associant un support hydrophobe, une couche catalytique à base de cuivre et un réseau supérieur de nanofils d’argent. Cette architecture ne sert pas seulement à conduire les charges : les nanofils participent aussi à la réaction en générant du monoxyde de carbone, ensuite transféré vers les sites cuivre où se forment des produits multicarbonés. L’électrode fonctionne donc comme un système catalytique tandem, dans lequel conduction, protection contre l’eau et sélectivité réactionnelle sont intégrées dans un même objet. L’intérêt technologique est important pour la chimie du carbone, car cette stratégie rapproche la conversion du CO₂ d’une voie plus stable et plus sélective vers des intermédiaires de l’industrie des polymères. À terme, elle pourrait alimenter des procédés de production d’oléfines, d’alcools ou de carburants à partir de carbone recyclé plutôt que de ressources fossiles.
https://phys.org/news/2026-04-electrode-technology-efficiency-plastic-precursors.html