Les travaux de Northwestern University montrent que la dégradation du polystyrène sous lumière ne dépend pas seulement du polymère et de l’ensoleillement, mais aussi de la composition chimique de l’eau où le matériau séjourne. Les sels et la matière organique dissoute présents dans les eaux douces ou marines peuvent absorber ou détourner une partie des photons et espèces réactives nécessaires à l’oxydation initiale du plastique. Lorsque cette première étape photochimique est freinée, la fragmentation et la colonisation microbienne ultérieure deviennent moins efficaces, ce qui prolonge la persistance du matériau dans les milieux aquatiques. La contribution est importante pour l’évaluation environnementale, car elle montre que les essais en eau purifiée peuvent surestimer la vitesse de dégradation réelle. Pour les polymères dispersés dans l’environnement, la matrice naturelle environnante devient donc un paramètre critique, au même titre que la formulation, la géométrie de l’objet et l’exposition lumineuse.
https://phys.org/news/2026-06-plastic-lingers-chemistry-nature-cleanup.html