Une équipe de l’Université du Zhejiang développe une matrice époxy à réseau covalent adaptable intégrant des motifs dithiokétal encombrés par des groupes gem-diméthyle.
Cette architecture maintient les performances thermiques, mécaniques et électriques nécessaires à un circuit imprimé tout en empêchant les réactions d’échange indésirables pendant son utilisation. En fin de vie, une oxydation sélective permet au contraire de dégrader volontairement le réseau.
Les chercheurs récupèrent ainsi le cuivre avec une pureté annoncée de 99,5 %, les fibres de verre et une fraction issue de la résine, cette dernière pouvant être réutilisée comme adhésif. L’approche illustre une stratégie de conception particulièrement intéressante : rendre un thermodurcissable chimiquement stable pendant son service mais sélectivement démontable lorsque le recyclage devient nécessaire.