Une avancée significative en ingénierie membranaire permet désormais de surmonter les limitations de sélectivité propres aux procédés de séparation en milieu hypersalin grâce à l’assemblage de macrocycles en films minces. Des chercheurs ont synthétisé une architecture nanoporeuse par polymérisation interfaciale, utilisant des motifs de $\beta$-cyclodextrine réticulés par du chlorure de trimésyle pour générer une couche sélective sub-nanométrique. Cette structure inédite exploite les cavités intrinsèques des macrocycles comme canaux de transport moléculaire, conférant à la membrane une perméance à l’eau exceptionnellement élevée tout en opérant une discrimination stérique précise à l’échelle de l’angström. Contrairement aux matrices polyamides conventionnelles qui piègent indistinctement les solutés, ce réseau macromoléculaire favorise une cinétique de transport rapide pour les ions inorganiques tout en assurant une rétention rigoureuse des petites molécules organiques. En brisant le compromis historique entre perméabilité et sélectivité, cette technologie offre une solution industrielle robuste pour le traitement des eaux usées complexes, facilitant la récupération sélective des sels et la valorisation des ressources dans une logique d’économie circulaire.

https://www.nature.com/articles/s41467-026-68430-3