Une percée méthodologique offre de nouvelles perspectives sur l’inhibition des cibles protéiques historiquement inaccessibles via la conception d’une plateforme macromoléculaire innovante baptisée HYDRAC. L’architecture de ces copolymères hétérobifonctionnels, synthétisés par polymérisation par ouverture de cycle par métathèse, s’articule autour d’un squelette polynorbornène greffé de manière stochastique par des chaînes latérales peptidiques. D’une part, ces groupements déploient des ligands spécifiques engageant des facteurs oncogéniques déstructurés tels que MYC ou KRAS. D’autre part, la matrice intègre des séquences de recrutement ciblant les machineries cellulaires d’ubiquitination, à l’instar des complexes ligases E3. Or, la conformation tridimensionnelle globulaire adoptée par ce réseau en milieu aqueux assure une protection stérique exceptionnelle contre la dégradation enzymatique, tout en exaltant l’internalisation intracellulaire par endocytose. Parallèlement, la plasticité topologique et l’affichage multivalent des motifs favorisent la formation d’un complexe ternaire optimal, catalysant la destruction protéasomale de la cible sans exiger d’occupation continue. Toutefois, une saturation du milieu peut engendrer une séquestration compétitive improductive, dictant un étalonnage stœchiométrique rigoureux lors de la formulation. À l’inverse des inhibiteurs stériques traditionnels entravés par l’absence de poches de liaison, la reprogrammation modulaire de ces chaînes contourne allègrement les mutations alléliques. Les propriétés physico-chimiques résultantes se traduisent par une persistance thérapeutique in vivo remarquable, induisant une apoptose tumorale ciblée. La maîtrise de cette dynamique d’association ouvre des débouchés technologiques et cliniques majeurs pour la production de nanomédicaments anticancéreux de rupture, étendant drastiquement l’arsenal thérapeutique face aux pathologies malignes incurables.

https://www.nature.com/articles/s41467-026-68913-3