Les travaux publiés dans Nature Communications développent des eutectogels de poly(alcool vinylique) renforcés par une ingénierie structurale multi-échelle. La méthode associe recuit directionnel et échange de solvant médié par solvant eutectique profond afin de moduler l’organisation du réseau aux niveaux moléculaire, nanométrique et micrométrique. Les liaisons hydrogène interchaînes, la formation de domaines cristallins et l’alignement anisotrope du réseau agissent conjointement pour augmenter rigidité, ténacité, résistance à la fracture, endurance à la fatigue et capacité d’amortissement. L’intérêt scientifique tient au dépassement d’un compromis classique des gels, où le stockage d’énergie et la dissipation tendent à s’opposer. La portée concerne les matériaux souples de protection, les dispositifs portables, les composants pour électronique flexible et les systèmes soumis à impacts ou déformations cycliques, où l’architecture interne du réseau devient aussi déterminante que sa composition chimique.

https://www.nature.com/articles/s41467-026-74246-y