Dans les cellules vivantes, il existe des moteurs biologiques, véritables machines moléculaires, qui participent à l’organisation de réseaux polymères complexes. Les scientifiques de l’Institut Charles Sadron ont réussi à mimer ce phénomène à l’aide de simples moteurs rotatifs moléculaires artificiels capables de se regrouper à l’interface air-eau. Une fois comprimés, ces moteurs forment un films moléculaire non-structuré. Et c’est sous l’effet de la lumière que la magie opère: les moteurs se mettent en mouvement et déclenchent une organisation spontanée de la matière. Résultat: des fibres longues et parfaitement organisées à l’échelle du nanomètre se forment spontanément.
Avec la perspective d’une matière active capable de s’auto-organiser, de s’auto-réparer mais aussi d’évoluer, en réponse à une modification de son environnement, cette découverte amorce une révolution dans la conception de matériaux motorisés innovants.
Cette étude a été financée par le réseau de formation innovante (ITN) « ArtMoMa » du programme H2020 de la commission européenne.