Le relais Phys.org présente une étude de Gunma University et du Japan Agency for Marine-Earth Science and Technology sur la possibilité de réguler la dégradation en eau de mer de films de poly(3-hydroxybutyrate-co-3-hydroxyvalerate) par ajout de sous-produits de carapace de crabe. D’après les éléments accessibles, l’effet ne résulte pas seulement d’un écran physique entre le film et le milieu marin, car il persiste lorsque le PHBV et les carapaces ne sont pas en contact direct ; les auteurs l’attribuent plutôt à une modification de la plastisphère, c’est-à-dire de la communauté microbienne colonisant la surface du matériau. La chitine issue des carapaces fournirait un substrat plus accessible à certaines populations microbiennes, déplaçant la composition des communautés de surface et retardant l’expression précoce d’une enzyme extracellulaire impliquée dans la dépolymérisation du PHBV. La portée de ce résultat est originale, car il ne cherche pas à accélérer indistinctement la biodégradation, mais à ajuster la durée de fonctionnement d’un plastique biodégradable employé en milieu marin, par exemple dans des filets, lignes ou équipements devant conserver leur intégrité pendant une période d’usage. Il faut toutefois conserver le statut de source secondaire et éviter toute extrapolation à l’ensemble des plastiques biodégradables : la démonstration rapportée concerne le PHBV, un contexte d’eau de mer et une interaction spécifique entre déchets de crustacés, communautés microbiennes et surface du film.

https://phys.org/news/2026-04-crab-shell-products-marine-lifetime.html