Une étude récente met en lumière une stratégie d’ingénierie des matériaux visant à surmonter les limitations de sensibilité des capteurs organiques traditionnels en exploitant les phénomènes de confinement spatial. En utilisant des membranes d’oxyde d’aluminium anodique comme matrices templataires rigides, les chercheurs sont parvenus à synthétiser des nanotubes de polymères conducteurs aux dimensions parfaitement contrôlées. Ce procédé d’infiltration force les chaînes macromoléculaires à s’aligner et à cristalliser selon une orientation préférentielle le long de l’axe des nanopores, induisant une anisotropie structurelle qui exalte spectaculairement la mobilité des porteurs de charge et la conductivité électrique par rapport au matériau massif. Cette architecture tubulaire nanométrique ne se contente pas d’optimiser le transport électronique ; elle offre également une surface spécifique accrue pour l’interaction avec les analytes ou les particules incidentes. Cette rupture technologique ouvre des perspectives prometteuses pour la conception de détecteurs de particules de haute performance et de dispositifs de surveillance environnementale ultra-sensibles, capables d’opérer avec une précision et une réactivité inédites dans des dispositifs compacts et flexibles.
Actualités
- Offre de thèse : Élaboration et caractérisation de substrats modifiés par des polymères à empreintes moléculaires pour la détection de PFAS – MAPIEM, Université de Toulon (24/01/2026)
- Exaltation des propriétés de détection par nanoconfinement macromoléculaire
- Revalorisation des filets de pêche polyamide par recyclage chimique et extrusion réactive
- Avancée dans le domaine des polymères luminescents
- Cinétique de libération des microfibres d’acétate de cellulose issues des mégots de cigarettes