Des chercheurs ont synthétisé une nouvelle série de dérivés de poly(diphénylacétylène)s visant à élucider l’impact critique de la nature et de la position des substituants halogénés sur les propriétés de transport gazeux. En incorporant stratégiquement des atomes de fluor ou de chlore conjointement avec des groupements méthyle et triméthylsilyle sur le squelette aromatique, l’étude révèle une dichotomie remarquable dans les performances membranaires. Tandis que la substitution en position para par le fluor engendre une perméabilité à l’oxygène exceptionnellement élevée, surpassant largement les standards habituels, l’introduction analogue de chlore conduit, contre toute attente, à des flux gazeux nettement inférieurs. Cette différence de comportement survient paradoxalement alors que les analyses de diffraction des rayons X indiquent un espacement inter-chaîne plus important pour les analogues chlorés. Ce constat suggère que la nature chimique du substituant, au-delà du simple encombrement stérique, orchestre l’architecture du volume libre fractionnaire et la connectivité des micro-cavités de manière subtile. Ces travaux offrent ainsi des directives précieuses pour le design moléculaire de membranes polymères de nouvelle génération, optimisées pour les procédés industriels de séparation et d’enrichissement des gaz.