Une nouvelle approche permet de surmonter le compromis habituel entre activité et stabilité dans les matériaux catalytiques en ciblant l’architecture atomique située juste sous la couche externe. Alors que les stratégies conventionnelles modifient directement la surface réactionnelle, ce qui tend souvent à fragiliser l’édifice cristallin, cette méthode innovante utilise la diffusion contrôlée d’atomes pour réorganiser la structure interne du matériau sans altérer sa topologie de surface. Ce remaniement en profondeur induit une modification favorable de l’environnement électronique des sites actifs exposés, optimisant ainsi leur capacité à interagir avec les molécules cibles tout en bénéficiant de la robustesse mécanique du réseau sous-jacent. En découplant les propriétés de surface de celles du cœur du matériau, les auteurs démontrent qu’il est possible de maintenir une réactivité chimique intense sans provoquer la dégradation prématurée du catalyseur. Cette avancée conceptuelle offre une feuille de route prometteuse pour le développement d’électrocatalyseurs durables, essentiels à la viabilité économique des futures technologies de conversion d’énergie propre.

https://www.nature.com/articles/s41467-025-67764-8