Une étude récente met en lumière une stratégie d’encapsulation avancée visant à surmonter les limitations pharmacocinétiques des immunomodulateurs systémiques grâce au développement de revêtements polymères de « super-furtivité ». Cette approche repose sur l’auto-assemblage de copolymères à blocs amphiphiles formant une architecture micellaire cœur-coquille, dont la couronne hydrophile est constituée d’une brosse polymère dense, potentiellement de nature zwitterionique ou pseudo-peptidique. Cette interface macromoléculaire, caractérisée par une hydratation de surface exceptionnelle et une entropie conformationnelle élevée, génère une barrière stérique robuste qui inhibe drastiquement l’adsorption non spécifique des protéines plasmatiques, phénomène connu sous le nom d’opsonisation. En prévenant ainsi la reconnaissance et la séquestration rapide par le système réticulo-endothélial, ces nanotransporteurs bénéficient d’un temps de circulation sanguine considérablement prolongé. Parallèlement à cette protection passive, la fonctionnalisation de surface permet un ciblage actif, favorisant une accumulation préférentielle au sein du microenvironnement tumoral via l’effet de perméabilité et de rétention (EPR). Cette technologie de camouflage moléculaire, en découplant la toxicité systémique de l’efficacité thérapeutique , offre une plateforme robuste pour la délivrance contrôlée d’agents biologiques fragiles, marquant une étape décisive vers des traitements oncologiques de précision à index thérapeutique optimisé.
https://phys.org/news/2026-02-exploring-immune-drugs-coated-stealth.html