Une nouvelle caractérisation physico-chimique démontre l’efficacité d’un procédé innovant de plasma froid atmosphérique, piloté par un circuit de commutation à zéro de tension (ZVS), pour la fonctionnalisation superficielle de plastiques usuels tels que le PP, le PS, le PVC, le PET et le HDPE. Contrairement aux méthodes de gravure chimique conventionnelles, ce système génère des espèces réactives à l’oxygène et à l’azote qui interagissent directement avec les chaînes macromoléculaires sans altérer l’intégrité volumique de la matrice. L’oxydation induite provoque une scission ciblée des liaisons covalentes et greffe des groupements polaires, notamment des fonctions hydroxyle et carbonyle. Or, cette restructuration moléculaire s’accompagne d’une texturation topographique à l’échelle nanométrique, exacerbant particulièrement la rugosité locale des polyoléfines semi-cristallines. Parallèlement, la synergie entre cette modification morphologique et l’incorporation d’entités hydrophiles entraîne une chute drastique de l’angle de contact interfacial. Cette dynamique se traduit par une exaltation remarquable de la mouillabilité et de l’énergie de surface, transformant des substrats nativement hydrophobes en plateformes hautement réceptives. Toutefois, la cinétique réactionnelle varie intrinsèquement selon l’architecture du polymère, les structures aromatiques résistant davantage à l’ablation physique que les réseaux aliphatiques. À l’inverse des traitements sous vide onéreux, la viabilité de cette technologie éco-compatible ouvre des débouchés industriels majeurs, offrant une solution de rupture pour optimiser l’adhésion structurelle, l’ancrage de revêtements avancés et le traitement fonctionnel des matériaux polymères de grande diffusion.

https://www.nature.com/articles/s41598-026-41387-5