Une étude récente met en lumière une stratégie de conception moléculaire innovante visant à exacerber les interactions entre des biomatériaux synthétiques et le récepteur Tim-4, un acteur clé de la reconnaissance des cellules apoptotiques. En s’appuyant sur une synthèse précise de monomères substitués par la méthode des phosphoramidites, suivie d’une polymérisation radicalaire contrôlée de type RAFT, les auteurs ont élaboré une bibliothèque de structures bien définies, allant d’homopolymères à des copolymères intégrant du méthacrylate d’hydroxyéthyle. L’investigation des propriétés physico-chimiques révèle que l’affinité pour le récepteur ne dépend pas uniquement de la nature des groupements alkyles, dont l’influence s’avère non linéaire, mais qu’elle est considérablement potentialisée par l’architecture copolymère qui optimise l’hydratation et la présentation des ligands. Sur le plan fonctionnel, cette configuration spécifique permet de dépasser les limitations des homopolymères en induisant une suppression sélective et marquée de la sécrétion de cytokines pro-inflammatoires. Ces avancées soulignent le potentiel technologique de ces systèmes biomimétiques pour orchestrer la résolution de l’inflammation par une reconnaissance moléculaire finement ajustée, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles thérapies immunomodulatrices.