Une étude récente explore le potentiel analytique du miel en tant que vecteur biologique passif pour cartographier la pollution microplastique atmosphérique et terrestre à une échelle écosystémique. En déployant une méthodologie de digestion oxydative couplée à une caractérisation spectroscopique par infrarouge à transformée de Fourier, les chercheurs ont établi une distinction nette entre la charge polluante intrinsèque, collectée par les butineuses dans l’environnement, et la contamination secondaire induite par les procédés de conditionnement. L’analyse comparative entre des miels de production industrielle et des variétés spéciales a révélé une signature polymérique complexe, dominée par des fragments de polyoléfines, de polyesters thermoplastiques et de copolymères d’éthylène-acétate de vinyle, dont la morphologie et la composition chimique trahissent une origine mixte. Si la présence ubiquiste de ces polymères synthétiques dans toutes les matrices confirme la dispersion environnementale généralisée, l’accumulation significativement supérieure observée dans les échantillons industriels souligne l’impact critique des chaînes de traitement mécanisées et des matériaux d’emballage. Cette investigation valide ainsi l’utilisation de cette matrice alimentaire comme bio-indicateur robuste pour le monitoring de la qualité environnementale, tout en mettant en exergue la nécessité d’une maîtrise accrue des risques de contamination croisée lors de la production agroalimentaire.

https://www.nature.com/articles/s41538-026-00720-y