Une revue structurée des publications couvrant la période 2015–2025 a examiné la libération de micro- et nanoplastiques (MNP) à partir des matériaux de contact alimentaire (MCA) et révèle une évidence de libération de microplastiques, mais aussi de grandes incertitudes méthodologiques et analytiques. Il ressort que la majorité des études emploient des milieux simulant l’eau ou des liquides aqueux plutôt que des aliments solides, ce qui limite la pertinence industrielle ; les mécanismes identifiés incluent principalement l’abrasion ou la friction et la présence de structures ouvertes ou fibreuses dans les matériaux ; cependant les quantités réelles de libération sont probablement bien inférieures à celles rapportées dans nombre d’articles en raison de manques en fiabilité de préparation d’échantillons, de conditions de test non représentatives et de défaillances analytiques. À ce jour, il n’existe pas de base suffisante pour quantifier l’exposition aux MNP liée à l’usage des MCA. Enfin, cette revue met en avant des lacunes critiques : les données sur les nanoplastiques sont quasi nulles, les matériaux solides faiblement étudiés, et des recommandations sont formulées pour améliorer la standardisation des méthodes, l’analyse des particules, l’étude de la transformation des MCA en conditions réelles et l’évaluation toxicologique corrélée.
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