Une analyse sectorielle récente met en lumière la vulnérabilité structurelle de l’industrie française de transformation des polymères, actuellement soumise à un stress économique majeur induit par la volatilité des précurseurs pétrochimiques et l’envolée des coûts énergétiques nécessaires aux cycles de fusion-solidification. Cette conjoncture défavorable perturbe profondément la cinétique des flux d’approvisionnement en résines vierges, contraignant les transformateurs à reparamétrer leurs procédés d’injection et d’extrusion pour compenser l’érosion critique des marges opérationnelles. Parallèlement, la transition imposée vers des architectures macromoléculaires circulaires exige l’intégration complexe de matières régénérées, dont l’hétérogénéité rhéologique nécessite une adaptation fine des paramètres de mise en œuvre pour maintenir les propriétés physico-chimiques finales. Or, l’hystérésis entre la nécessité d’investir dans des technologies de recyclage avancées et la contraction des trésoreries freine cette mutation indispensable. En conséquence, cette reconfiguration brutale de l’environnement industriel risque de catalyser une sélection drastique des acteurs, favorisant exclusivement les entités capables de maîtriser l’ingénierie des matériaux durables tout en optimisant l’efficience thermodynamique de leur production.