Des chercheurs du Centre Helmholtz pour la Recherche Environnementale – UFZ, en collaboration avec des alpinistes expérimentés, ont détecté des particules plastiques nanométriques sur des glaciers alpins situés à plus de 3 000 m d’altitude. En collectant des échantillons de neige et de glace à 14 sites en France, en Italie et en Suisse, l’équipe a utilisé un spectromètre de masse à transfert de protons couplé à une désorption thermique pour identifier les plastiques présents. Les analyses ont révélé la présence principalement de polyéthylène et de polystyrène, avec une empreinte liée à l’usure des pneus, tandis que le PET était beaucoup moins fréquent. Les concentrations mesurées variaient entre 2 et 80 ng/ml dans la neige fondue, indiquant une distribution hétérogène due aux conditions locales, notamment la force du vent qui redistribue les particules. Par ailleurs, un modèle de dispersion atmosphérique (Flexpart) a permis d’identifier les sources probables des nanoplastiques, majoritairement provenant de l’Atlantique, ainsi que de la France, de l’Espagne et de la Suisse. Ce travail, publié dans Scientific Reports (DOI : 10.1038/s41598-024-84210-9), souligne l’importance de comprendre la dispersion globale des plastiques et ouvre la voie à un projet de science citoyenne, GAPS 2024, visant à étendre l’étude des nanoplastiques sur les glaciers à l’échelle mondiale.
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