Le 5 août s’est ouvert à Genève le sixième cycle des négociations onusiennes visant à établir un traité international contraignant sur la pollution plastique. Alors que la production mondiale de plastiques pourrait tripler d’ici 2060 selon l’OCDE, les discussions peinent à aboutir. L’Union européenne et les petits États insulaires défendent un plafonnement de la production et un financement international pour aider les pays vulnérables, tandis que l’Arabie saoudite, la Russie et désormais les États-Unis privilégient des mesures volontaires centrées sur le recyclage. Les divergences portent sur les restrictions imposées aux producteurs, la gestion des substances chimiques dangereuses et le soutien aux pays en développement. Pour les experts, un accord ambitieux est crucial pour réduire les risques liés aux 16 000 substances chimiques présentes dans les plastiques et pour endiguer une pollution qui frappe durement les écosystèmes marins et la santé humaine. Mais le spectre d’un traité édulcoré, voire d’accords séparés entre pays volontaires, reste bien réel.
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