Une équipe taïwanaise a conçu des organogels PU intégrant des nanocristaux de cellulose et des molécules mécaniquement entrelacées (MIMs) modifiées par des fluorophores DPAC. Ces réseaux affichent une extensibilité exceptionnelle (jusqu’à 4 600 %, soit ×46), une ténacité de 142 MJ/m³ et une auto-réparation rapide à température ambiante (>90 % des propriétés restaurées en 10 min). Leur fluorescence varie selon la contrainte appliquée, passant de l’orange (603 nm, état relâché) au bleu (451 nm, état étiré), grâce au glissement réversible des MIMs agissant comme « muscles moléculaires ». Ces matériaux multifonctionnels associent auto-cicatrisation, détection optique des contraintes et potentiel de mise à l’échelle, ouvrant des perspectives pour les peaux électroniques, la robotique souple et l’anti-contrefaçon.
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