Le réseau
- Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
- Des membres de la recherche académique et des industriels.
- Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
- Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
- Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
- Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).
L'organisation
- Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
- Des sections régionales couvrant tout le territoire français
- Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.
La structure de veille et de réflexion prospective
- Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
- Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
- Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.
Actualités
Une première dans l’automobile : un composé avec 65 % de polypropylène recyclé utilisé dans la Peugeot 3008
Borealis, en collaboration avec Plastivaloire et Stellantis, a introduit un nouveau composé de polypropylène renforcé de fibres de verre, le Borcycle GD3600SY, contenant 65 % de contenu polymère recyclé post-consommation (PCR). Cette avancée représente une innovation majeure dans les applications intérieures automobiles, le matériau étant utilisé pour la première fois dans les consoles centrales de la nouvelle Peugeot 3008. Ce développement répond aux exigences anticipées de la nouvelle réglementation européenne sur les véhicules en fin de vie, qui stipule que 25 % des plastiques utilisés dans les nouveaux véhicules doivent provenir de sources recyclées.
Développement d’un polymère à base de biomasse pour la capture de CO₂
Des chercheurs de la FAMU-FSU College of Engineering ont mis au point un matériau innovant à base de lignine capable de capturer et de libérer le dioxyde de carbone (CO₂) de manière réversible et efficace, sans nécessiter de hautes pressions ni de températures extrêmes. Publiée dans Advanced Materials, cette étude révèle que le polymère, enrichi en lignine, maintient sa structure même après plusieurs cycles d’utilisation, ce qui le rend particulièrement prometteur pour la mitigation durable des émissions de carbone.
Le matériau peut absorber significativement le CO₂, tant des sources concentrées que de l’air ambiant, et le libérer à une température modérée de 60 degrés Celsius. Ce processus de libération est régulé par l’application contrôlée de chaleur, permettant ainsi une récupération et une réutilisation potentielles du CO₂ dans divers processus industriels. Cette approche innovante promet de transformer la gestion du CO₂ en industries en fournissant une alternative écologique et économiquement viable aux méthodes conventionnelles.
Avancées dans les matériaux pour l’aviation, développement de plastiques plus résistants
Des chercheurs de l’Université Fédérale de Kazan et de l’Université Nationale de Recherche Technique de Kazan ont réalisé des progrès significatifs dans le développement de plastiques capables de résister à des températures dépassant les 500 degrés Celsius. Publié dans Composites Part A: Applied Science and Manufacturing, leur travail introduit une nouvelle classe de composites utilisant des liants inorganiques à base de phosphate, au lieu des liants polymères organiques traditionnels qui supportent habituellement des températures jusqu’à 300-450 degrés Celsius et sont inflammables.
Cette innovation repose sur l’utilisation de liants aluminophosphates, aluminoborophosphates et aluminochrome phosphates renforcés avec du tissu de carbone. Ces matériaux non seulement répondent aux exigences de non-combustibilité mais offrent également une résistance accrue au choc thermique et une grande résistance mécanique, ce qui les rend idéaux pour des applications exigeantes telles que l’aviation et l’astronautique. En outre, ces composites sont écologiques et se décomposent en composants utilisés dans les engrais phosphatés et l’argile. La prochaine étape du projet sera de développer des propriétés hydrophobes pour ces plastiques au carbone afin d’améliorer leur résistance à l’humidité.
Innovation en stockage de données : les cristaux liquides pour une révolution 3D
Des chercheurs du laboratoire de Physique des Solides (LPS, CNRS / Université Paris-Saclay) ont développé une méthode innovante utilisant des cristaux liquides pour le stockage de données en trois dimensions. Cette technique prometteuse pourrait transformer des industries allant de la médecine à la technologie environnementale, en passant par le stockage d’informations numériques.
Le directeur de recherche CNRS, Franck Camerel, et son équipe explorent l’utilisation de molécules auto-organisées pour créer des films minces de cristaux liquides qui, lorsqu’ils sont stimulés par une lumière laser à une fréquence spécifique, modifient leurs propriétés optiques de manière réversible. Cette méthode permet de passer d’une représentation 2D basée sur des pixels à une représentation 3D utilisant des voxels (volumes pixels), augmentant ainsi considérablement la densité de stockage de données.
La recherche se concentre sur l’utilisation de la photopolymerisation à deux photons pour encoder les informations dans des cristaux liquides, offrant une nouvelle façon de manipuler la lumière et les matériaux à l’échelle nanométrique. Ce processus non linéaire permet non seulement de stocker des données mais aussi de les lire via la génération de seconde harmonique, où deux photons interagissent simultanément avec le matériau, émettant un seul photon de double énergie.
La fluidité unique des cristaux liquides permet des ajustements précis à l’intérieur du matériau sans perturber la surface, ce qui est crucial pour le stockage d’information en 3D. Cependant, cette fluidité ne doit pas être trop élevée pour éviter le déplacement des voxels et la perte de données stockées.
Percée technologique dans les membranes biomimétiques pour la conversion énergétique
Des scientifiques du Laboratoire de Physique des Solides (LPS, CNRS / Université Paris-Saclay) ont réalisé une avancée majeure en développant des membranes biomimétiques ultrafines, capables de convertir l’énergie en imitant les membranes cellulaires biologiques. Cette innovation pourrait révolutionner plusieurs secteurs, notamment celui des dispositifs médicaux implantables comme les organes électriques artificiels, ainsi que des applications environnementales telles que le dessalement de l’eau.
Les chercheurs ont utilisé des simulations de dynamique moléculaire à grande échelle pour comprendre la microstructure des fluides et la capacité d’autoréparation de ces membranes. Leur étude, publiée dans la revue Nature, détaille comment ces membranes copolymères à blocs auto-cicatrisantes fonctionnent efficacement dans la conversion d’énergie.
Ce développement représente un potentiel important pour l’amélioration de technologies durables et l’augmentation de l’efficacité des processus industriels et médicaux. La découverte ouvre la voie à des applications innovantes, promettant des avancées dans le traitement de l’eau et la médecine régénérative, tout en s’alignant sur les principes de durabilité environnementale.
Une nouvelle méthode à base de micro-ondes transforme les déchets plastiques en nanotubes de carbone et en hydrogène propre
Le NETL (National Energy Technology Laboratory) et Cecilia Energy, basée à Newark, ont uni leurs forces pour développer une méthode innovante de recyclage des déchets plastiques via une technologie à base de micro-ondes. Ce processus novateur permet de transformer les déchets plastiques en hydrogène propre et en nanotubes de carbone (CNTs), des matériaux hautement valorisables.
Ce procédé utilise la technologie des micro-ondes pour une chauffe sélective des plastiques, produisant de l’hydrogène et des CNTs sans émettre de dioxyde de carbone, contribuant ainsi à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les CNTs ont de nombreuses applications dans divers secteurs tels que l’automobile, l’électronique, les supercondensateurs, les panneaux solaires, et bien d’autres. L’hydrogène produit est également crucial pour la décarbonisation des secteurs industriels et énergétiques américains.
Des pales recyclables fabriquées à partir de résine polyester bio-dérivable
Des chercheurs du National Renewable Energy Laboratory (NREL) aux États-Unis ont franchi une étape significative en développant des pales d’éoliennes recyclables à partir de résine polyester bio-dérivable, surnommée PECAN (PolyEster Covalently Adaptable Network). Cette innovation pourrait mettre fin à la pratique consistant à envoyer les anciennes pales dans les décharges, en offrant une alternative recyclable et performante.
Les pales de PECAN, comparables en performance aux résines thermodurcissables utilisées actuellement et surpassant certaines résines thermoplastiques destinées au recyclage, montrent une capacité de décomposition complète en seulement six heures grâce à un processus chimique doux. Cette méthode de recyclage chimique permet de récupérer et de réutiliser les composants des pales, ce qui facilite la remanufacture du même produit de manière indéfinie.
L’étude publiée dans la revue Science détaille le développement et les tests de ces pales, ainsi que des stratégies de récupération et de réutilisation de chaque composant. Cette approche s’aligne avec la mission du NREL de promouvoir une économie circulaire pour les matériaux énergétiques.
Le projet bénéficie du soutien des bureaux des Technologies Avancées de Matériaux et de Manufacture et des Technologies de la Bioénergie du Département de l’Énergie des États-Unis, ainsi que du consortium BOTTLE. Cette recherche pourrait non seulement réduire l’impact environnemental des éoliennes mais aussi transformer l’industrie des matériaux renouvelables en intégrant des pratiques de développement durable.
Innovation dans le recyclage : un nouveau processus transforme les déchets plastiques en gaz pour créer de nouveaux plastiques recyclés
Des chercheurs de l’Université de Californie à Berkeley ont développé un processus catalytique novateur capable de vaporiser les plastiques polyéthylène et polypropylène – les deux types de déchets post-consommation les plus répandus – pour les reconvertir en monomères. Ces monomères peuvent ensuite être réutilisés pour fabriquer de nouveaux plastiques de haute qualité, contribuant ainsi à une économie circulaire des polymères.
Ce processus repose sur l’utilisation de catalyseurs solides moins coûteux et plus efficaces que les précédents catalyseurs métalliques lourds, rendant le recyclage plus durable et économique. Les catalyseurs, composés de sodium sur alumine et d’oxyde de tungstène sur silice, permettent de casser les chaînes polymères en gaz tels que le propylène et l’isobutylène, qui sont ensuite collectés pour être transformés en nouveaux plastiques ou utilisés dans d’autres industries, comme celle des cosmétiques ou des additifs d’essence à haute octane.
La méthode démontre une haute efficacité, avec une conversion proche de 90% pour un mélange de polyéthylène et de polypropylène, et offre la promesse d’une application industrielle à grande échelle. Cette avancée pourrait significativement réduire la dépendance aux combustibles fossiles pour la production de nouveaux plastiques et diminuer l’impact environnemental des déchets plastiques.
Révolution dans le recyclage : transformer les déchets plastiques en ressources précieuses
À l’ETH Zurich, des scientifiques développent des techniques avancées de recyclage chimique qui transforment les déchets plastiques en composants de base pouvant être utilisés pour créer des produits de haute qualité et des carburants. Cette méthode, qui repose sur la décomposition des molécules de plastique (polymères) en leurs éléments constitutifs (monomères), représente une alternative durable au recyclage plastique traditionnel, souvent limité par une dégradation de la qualité à chaque cycle de recyclage.
L’approche de l’ETH Zurich a également exploré la conversion de ces chaînes de polymères en molécules à chaîne courte utilisables comme carburants liquides, donnant ainsi une seconde vie utile aux déchets plastiques. Le processus inclut la fusion du plastique dans un réservoir d’acier où l’hydrogène gazeux est introduit, avec l’ajout d’un catalyseur en poudre contenant des métaux comme le ruthénium pour optimiser la réaction chimique.
Un élément clé de cette recherche est le développement d’une formule mathématique qui décrit précisément tout le processus de recyclage chimique, facilitant ainsi la reproduction et l’optimisation du procédé à plus grande échelle. Cette formule permet de calculer l’effet de la géométrie et de la vitesse du mélangeur, essentiels pour une efficacité maximale.
Cette innovation ouvre des perspectives passionnantes pour le recyclage des plastiques, offrant une solution potentiellement révolutionnaire pour traiter les déchets de manière écologique tout en créant de la valeur à partir de matériaux autrement perdus.
Nouvelle avancée dans la lutte contre les produits chimiques perfluorés
Des ingénieurs chimistes de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) ont mis au point un système révolutionnaire pour piéger et décomposer les substances per- et polyfluoroalkyles (PFAS), souvent appelées « produits chimiques éternels », présentes dans l’eau. Ce système, qui combine un filtre en charbon activé avec un catalyseur breveté, est capable de capturer ces polluants et de les briser en composants inoffensifs, directement sur le matériau filtrant.
Ce procédé, qui fonctionne efficacement même en conditions de faible luminosité, représente une solution durable et économique aux défis de purification de l’eau. Le catalyseur développé par UBC a démontré sa capacité à éliminer plus de 85 % de l’acide perfluorooctanoïque (PFOA), un type de PFAS, même sous faible lumière ultraviolette. Cette caractéristique le rend particulièrement adapté aux régions peu ensoleillées et à divers contextes environnementaux.
Les résultats prometteurs de cette recherche ouvrent également la voie à l’utilisation de ce catalyseur pour éliminer d’autres types de contaminants persistants. L’équipe envisage des applications allant des systèmes d’eau municipaux aux projets industriels spécialisés dans le nettoyage des flux de déchets. Pour commercialiser cette technologie, les chercheurs ont créé l’entreprise ReAct Materials, soulignant le potentiel de leur découverte à offrir une solution efficace et à faible coût aux problèmes de pollution de l’eau.
Découvrir/adhérer au GFP
Nouveauté 2024
Commission Enseignement
Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».
L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.
Sociétés Savantes et partenaires
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