Le réseau
- Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
- Des membres de la recherche académique et des industriels.
- Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
- Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
- Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
- Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).
L'organisation
- Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
- Des sections régionales couvrant tout le territoire français
- Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.
La structure de veille et de réflexion prospective
- Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
- Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
- Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.
Actualités
Hydrogels fongiques : la nature inspire une nouvelle génération de biomatériaux
Des chercheurs de l’Université de l’Utah ont découvert qu’un champignon du sol, Marquandomyces marquandii, forme spontanément des hydrogels multicouches capables d’absorber jusqu’à 83 % d’eau tout en conservant leur élasticité. Ces structures, constituées de chitine — biopolymère également présent dans les coquilles et exosquelettes — présentent des porosités différenciées et une remarquable résistance mécanique. Leur composition et leur comportement de déformation suggèrent un potentiel majeur pour des applications biomédicales, notamment en régénération tissulaire, en matrices cellulaires ou en dispositifs souples implantables. Cette approche bio-inspirée illustre comment les architectures mycéliennes naturelles peuvent servir de gabarits à des hydrogels fonctionnellement gradués, alliant durabilité, biocompatibilité et performance mécanique.
https://phys.org/news/2025-10-soil-fungus-durable-hydrogels-potential.html
Recyclage du plastique : quand la solution devient parfois contre-productive
Selon une analyse publiée par le CNRS, le recyclage des plastiques ne constitue pas systématiquement une option vertueuse pour l’environnement. Les chercheurs rappellent que si le recyclage mécanique permet de prolonger la durée de vie des polymères, il ne supprime ni la dépendance au carbone fossile ni la dégradation progressive des propriétés du matériau. Pire, les procédés eux-mêmes — broyage, lavage, extrusion — consomment énergie et eau tout en générant des microplastiques. L’étude souligne également que la réintégration de plastiques recyclés dans des produits à faible durée de vie ne réduit pas significativement la production de matière vierge. Les scientifiques plaident pour un changement de paradigme : plutôt que de miser uniquement sur le recyclage, il faut concevoir des matériaux réellement circulaires, via la chimie de dépollution, le recyclage chimique sélectif, l’écoconception et la réduction à la source. Le recyclage n’est donc pas une fin en soi, mais un maillon parmi d’autres d’une transition plus systémique vers la sobriété matérielle.
Le polystyrène expansé, champion inattendu de la durabilité pour les caisses marées
Contrairement aux idées reçues, le polystyrène expansé (PSE) s’impose comme le matériau le plus vert pour le transport des produits de la mer. Une analyse de cycle de vie menée sur les caisses marées montre que le PSE présente un impact environnemental global inférieur à celui du carton, du polypropylène ou du polyéthylène. Légèreté, faible consommation d’énergie à la production, isolation thermique optimale et taux de recyclabilité élevé expliquent cette performance. Le PSE permet aussi de réduire les pertes alimentaires en maintenant mieux la chaîne du froid, un paramètre souvent négligé dans les bilans carbone. Des filières de collecte et de recyclage locales, comme celles soutenues par le Syndicat du PSE, contribuent à une véritable économie circulaire. Ainsi, loin d’être un symbole de pollution plastique, le PSE retrouve une légitimité technique et environnementale dans les emballages professionnels à usage multiple.
Des nanoparticules polymères pour imager les protéines à l’échelle nanométrique
Des chercheurs chinois ont mis au point des points quantiques polymériques ultrafins (su-Pdots) mesurant moins de 5 nm, capables d’imiter la taille et la luminosité des protéines fluorescentes. Obtenus par vitrification de polymères conjugués, ces marqueurs offrent une grande photostabilité et permettent l’imagerie nanométrique de structures cellulaires, comme les puits de clathrine, ou le suivi d’une seule protéine motrice (kinesine-1) avec une résolution de 16 nm. Cette avancée ouvre la voie à une microscopie cellulaire de haute précision, accessible avec des équipements optiques standards.
Récupération du fluor à température ambiante grâce à une dispersion de sodium
Des chercheurs du Nagoya Institute of Technology ont mis au point une méthode révolutionnaire pour recycler le fluor contenu dans les polymères fluorés (PTFE, PFAS) sans chaleur extrême ni émissions toxiques. En utilisant une dispersion de sodium dans le tétrahydrofurane, ils obtiennent jusqu’à 98 % de fluorure de sodium (NaF) en 12 heures à 25 °C. Cette approche, publiée dans Nature Communications, transforme le PTFE en résidus inertes tout en régénérant le fluor comme ressource, ouvrant la voie à un recyclage chimique durable des fluoropolymères.
https://phys.org/news/2025-10-sodium-dispersion-enables-fluorine-recovery.html
Nanocomposites PMMA/PANI dopés au WO₃ : vers des polymères à conductivité ionique et bande interdite modulables
Des chercheurs ont développé un composite polymère innovant combinant PMMA et polyaniline (PANI) dopés par du trioxyde de tungstène (WO₃). Ce système hybride montre une réduction significative de la bande interdite (3,80 → 3,18 eV) et une augmentation de la conductivité ionique de trois ordres de grandeur, tout en améliorant la stabilité thermique et la constante diélectrique. Les interactions polymère–nanoparticule, confirmées par XRD et FTIR, favorisent la mobilité des charges et la polarisation interfaciale. Ces matériaux multifonctionnels ouvrent la voie à des dispositifs optoélectroniques flexibles et des systèmes de stockage d’énergie à haute performance.
Des catalyseurs confinés dans des MOF pour polymériser des cycles peu réactifs
Des chercheurs de Boston College et de l’Iowa State University ont développé une méthode bio-inspirée de polymérisation par métathèse en ouverture de cycle (ROMP) pour les cycloalcènes faiblement contraints comme le cyclooctène. En encapsulant des catalyseurs de type Grubbs dans des cages de réseaux métalliques-organique (MOF), ils ont empêché les réactions secondaires et obtenu des polymères ultra-hauts poids moléculaires à faible dispersité, présentant des propriétés mécaniques et adhésives renforcées ainsi qu’une dégradabilité contrôlée.
Membranes polyamides ultrarapides pour solvants polaires et apolaires
Des chercheurs ont mis au point une stratégie simple pour fabriquer des membranes de nanofiltration organique (OSN) capables de séparer efficacement solvants polaires et non polaires. En utilisant un monomère diamine non planaire à motif diphényléther et en réalisant la polymérisation interfaciale à l’interface solvant eutectique profond/alcane, ils obtiennent une couche polyamide ultrafine (~12 nm) dotée d’une microporosité élevée, de nanopores uniformes et d’une microstructure de type Janus. Ces membranes affichent une perméabilité exceptionnelle (36,6 L m⁻² h⁻¹ bar⁻¹ pour le méthanol, 56,6 L m⁻² h⁻¹ bar⁻¹ pour l’hexane), une sélectivité moléculaire précise et une excellente stabilité structurale. Ce travail propose une approche de conception moléculaire et de contrôle de procédé qui établit une nouvelle référence pour les membranes OSN haute performance.
Un hydrogel intelligent pour soulager durablement l’arthrose
Des chercheurs de l’Université de Cambridge ont mis au point un hydrogel capable de détecter les variations locales de pH associées aux poussées inflammatoires de l’arthrite et de libérer, en réponse, des anti-inflammatoires directement dans l’articulation. Ce matériau polymère, dont les liaisons réversibles confèrent des propriétés mécaniques proches de celles du cartilage, devient plus souple en milieu acide et déclenche alors la libération du principe actif encapsulé. En mimant le rôle mécanique du cartilage tout en assurant une délivrance ciblée et autonome des médicaments, ce système pourrait réduire les effets secondaires, améliorer l’efficacité thérapeutique et offrir un traitement continu aux patients souffrant d’arthrose. Publiés dans le Journal of the American Chemical Society, ces travaux ouvrent la voie à une nouvelle génération de biomatériaux réactifs pour le traitement des maladies chroniques, avec des perspectives allant au-delà de l’arthrite, notamment en cancérologie.
Les TPUs redéfinissent les matériaux pour dispositifs médicaux
Les polyuréthanes thermoplastiques (TPU) médicaux s’imposent comme des matériaux de choix pour concilier flexibilité, résistance mécanique et biocompatibilité dans des applications allant des cathéters aux dispositifs portables. Leur succès tient à l’équilibre entre souplesse et rigidité, à leur résistance aux agents chimiques et aux procédés de stérilisation, ainsi qu’à leur biostabilité face aux contraintes physiologiques. La sélection des formulations doit intégrer non seulement des critères mécaniques (dureté, allongement, fatigue) mais aussi la compatibilité avec les fluides corporels et la sécurité à long terme, conformément aux normes ISO 10993, USP Class VI et FDA. Des grades spécialisés apportent de nouvelles fonctionnalités comme la radiopacité, l’antimicrobien ou la réduction du coefficient de friction. Parallèlement, les acteurs du secteur – Lubrizol, Covestro, Avient, BASF – développent des TPUs biosourcés ou à empreinte carbone réduite, intégrant des approches IA pour optimiser extrusion et injection. Ces innovations ouvrent la voie à des dispositifs médicaux plus sûrs, plus durables et adaptés aux tendances émergentes telles que les capteurs portables, la médecine à domicile et les technologies mini-invasives.
https://www.plasticstoday.com/medical/tpus-revolutionize-medical-device-manufacturing
Découvrir/adhérer au GFP
Nouveauté 2024
Commission Enseignement
Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».
L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.
Sociétés Savantes et partenaires
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