Le réseau

  • Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
  • Des membres de la recherche académique et des industriels.
  • Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
  • Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
  • Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
  • Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).

L'organisation

  • Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
  • Des sections régionales couvrant tout le territoire français
  • Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.

La structure de veille et de réflexion prospective

  • Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
  • Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
  • Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.

A ne pas manquer !!!

Actualités

Microplastiques dans nos aliments : un risque pour le métabolisme et le foie

Des chercheurs de l’Université de Californie, Davis, ont montré chez la souris qu’une ingestion quotidienne de nanoplastiques de polystyrène, à des niveaux comparés à ceux potentiellement rencontrés dans l’alimentation humaine, provoque une intolérance au glucose ainsi qu’une augmentation des enzymes hépatiques, signe de lésions au foie. Les animaux présentent également une perméabilité intestinale élevée, facilitant le passage de toxines vers le foie. En dépit de limites méthodologiques – forte dose administrée directement et durée relativement courte – cette étude, présentée lors de NUTRITION 2025, interroge sur les effets potentiels de ces particules minuscules sur la santé humaine et souligne le besoin urgent de recherches approfondies en la matière.

https://www.eurekalert.org/news-releases/1084807

Revêtement hybride silicone‑hydrogel biodégradable : une solution durable contre le bioencrassement marin

Des chercheurs de l’Institut de technologie des matériaux de Ningbo (CAS) ont mis au point un revêtement antifouling novateur combinant les propriétés du silicone et de l’hydrogel via une chimie sol‑gel et des liaisons de type Schiff. À la fois anti‑adhésif, bactéricide, auto‑renouvelable et biodégradable, ce traitement présente une flexibilité remarquable, élimine 98,8 % des bactéries et empêche 99,8 % de leur adhésion, avec une durabilité théorique de 5,5 ans à 200 µm d’épaisseur. Ce système quatre-en-un offre une alternative non toxique pour protéger efficacement les infrastructures marines et pourrait également trouver des applications en dispositifs médicaux ou alimentaires nécessitant une protection écologique et durable.

https://phys.org/news/2025-05-degradable-silicone-hydrogel-coating-efficient.html

Des polymères supramoléculaires « motorisés »

Dans les cellules vivantes, il existe des moteurs biologiques, véritables machines moléculaires, qui participent à l’organisation de réseaux polymères complexes. Les scientifiques de l’Institut Charles Sadron ont réussi à mimer ce phénomène à l’aide de simples moteurs rotatifs moléculaires artificiels capables de se regrouper à l’interface air-eau. Une fois comprimés, ces moteurs forment un films moléculaire non-structuré. Et c’est sous l’effet de la lumière que la magie opère: les moteurs se mettent en mouvement et déclenchent une organisation spontanée de la matière. Résultat: des fibres longues et parfaitement organisées à l’échelle du nanomètre se forment spontanément.
Avec la perspective d’une matière active capable de s’auto-organiser, de s’auto-réparer mais aussi d’évoluer, en réponse à une modification de son environnement, cette découverte amorce une révolution dans la conception de matériaux motorisés innovants.
Cette étude a été financée par le réseau de formation innovante (ITN) « ArtMoMa » du programme H2020 de la commission européenne.

https://www.ics-cnrs.unistra.fr/news-219-Des%20polym%C3%A8res%20supramol%C3%A9culaires%20%C2%AB%20motoris%C3%A9s%20%C2%BB

Carbios signe des contrats pluriannuels pour du PET bio-recyclé avec L’Oréal et L’Occitane

Carbios, entreprise française spécialisée dans le recyclage enzymatique des plastiques, vient de franchir une étape majeure en signant ses deux premiers contrats commerciaux pluriannuels avec L’Oréal et L’Occitane en Provence pour la fourniture de PET bio-recyclé (rPET) issu de sa future usine de Longlaville. Ces accords confirment l’intérêt croissant des marques internationales de cosmétiques pour des solutions d’emballages durables, performantes et compatibles avec une économie circulaire. Le procédé de Carbios repose sur une technologie enzymatique innovante permettant la dépolymérisation sélective du PET, offrant une matière recyclée de qualité vierge, propre à répondre aux exigences techniques et environnementales du secteur. Cette avancée stratégique valide le modèle industriel de Carbios, qui s’était fixé pour objectif de sécuriser des engagements commerciaux au premier semestre 2025. Les responsables de L’Oréal et de L’Occitane saluent cette collaboration comme un levier concret de réduction de leur empreinte environnementale, tandis que Carbios affiche sa volonté de déployer rapidement son offre à l’échelle industrielle. L’entreprise, déjà à l’origine du premier flacon cosmétique bio-recyclé pour Biotherm, confirme ainsi sa position de leader dans le développement de technologies biologiques visant à réinventer le cycle de vie des plastiques.

https://www.plasticstoday.com/packaging/carbios-signs-bio-rpet-deals-with-top-cosmetics-brands

Polyuréthane inspiré de l’étoile de mer rouge : auto-réparation sous-marine à température ambiante

Des chercheurs de l’Académie chinoise des sciences de Ningbo et du KAIST ont conçu un polyuréthane bio-inspiré capable de s’auto-réparer sous l’eau à température ambiante, en s’inspirant de la structure de l’étoile de mer rouge. Ce matériau innovant intègre deux unités hydrophobes et des liaisons dynamiques en tandem, ce qui lui permet de refermer les rayures avec une efficacité de 98 % en seulement 12 heures (soit environ 33 µm/h), tout en conservant une résistance mécanique suffisante pour soutenir une charge de 500 g. Sa biocompatibilité ouvre la voie à des applications prometteuses en robotique subaquatique, en dispositifs médicaux implantables et dans d’autres environnements aqueux nécessitant une résilience avancée .
https://omnexus.specialchem.com/news/industry-news/red-sea-star-inspired-pu-that-self-heals-underwater-000237181

Toyoda Gosei inaugure un plastique recyclé à 50 % pour pièces automobiles intérieures sans compromis sur la performance

Le fabricant japonais Toyoda Gosei, fournisseur de rang 1 pour l’industrie automobile, a développé une nouvelle technologie de recyclage permettant de produire un plastique recyclé de haute qualité à partir de véhicules en fin de vie (ELV), incorporé à hauteur de 50 % dans des pièces intérieures exigeant une forte résistance aux chocs, une première mondiale selon l’entreprise. Cette avancée répond à la fois aux objectifs de réduction des émissions de CO₂ et à la montée en puissance des exigences réglementaires, notamment sur le marché européen. Jusqu’à présent, les plastiques recyclés issus de l’automobile souffraient de performances insuffisantes, limitant leur réemploi à des applications de moindre exigence ou à une valorisation thermique. En collaboration avec le recycleur Isono, Toyoda Gosei est parvenue à contourner cette limitation grâce à une technologie propriétaire de modification des matériaux, obtenant un polypropylène recyclé aux propriétés équivalentes à celles d’un matériau vierge. Ce matériau est d’ores et déjà utilisé dans la Toyota Camry 2024, pour des pièces telles que les boîtes à gants, les compartiments de rangement et les calandres.

https://www.plasticstoday.com/automotive-mobility/japanese-tier-i-advances-part-to-part-recycling-for-auto-parts

Muscle artificiel souple auto-réparant pour robot : cicatrisation et réinitialisation autonomes

Une équipe de l’Université du Nebraska–Lincoln a présenté un véritable muscle artificiel capable de détecter, réparer et réinitialiser un dommage sans intervention externe. La structure comprend trois couches : une « peau » conductrice constituée de silicone et de microgouttes de métal liquide pour la détection, une zone intermédiaire en élastomère thermoplastique qui fond par effet Joule pour refermer automatiquement la perforation, et une couche d’action activée par un système hydraulique. Lorsqu’un dommage est détecté, un courant local chauffe la zone endommagée, déclenchant la fusion du thermoplastique pour reboucher la blessure. Ensuite, un procédé d’électromigration efface les connexions conductrices induites, réinitialisant la couche détectrice pour permettre un nouveau cycle.
https://www.sciencedaily.com/releases/2025/05/250530151849.htm

Recyclage chimique des plastiques : un développement prometteur freiné par des incertitudes réglementaires

Polyvia a publié son rapport 2025 sur l’état du recyclage chimique des plastiques, soulignant une croissance marquée du nombre d’usines en Europe malgré une conjoncture pétrochimique mondiale en repli. Sur une vingtaine d’unités en activité, 15 sont européennes, et l’Europe devrait accueillir 31 des 45 nouvelles installations prévues d’ici 2028. Ce développement reste toutefois conditionné à la clarification réglementaire, à l’instauration de normes harmonisées et à un soutien financier accru, à l’instar des 500 M€ récemment autorisés par la Commission européenne pour la France. Le rapport met en lumière l’attrait des projets à forte densité de déchets, comme les pneus et matelas, soutenus par des fonds publics. À l’inverse, les déchets plastiques légers, notamment les emballages, suscitent moins d’intérêt. Des projets comme celui de Suez ont été annulés pour raisons économiques, tandis que d’autres, comme celui d’Eastman, sont suspendus dans l’attente de clarifications réglementaires, notamment sur l’impact de la directive PPWR et l’ouverture aux plastiques recyclés extra-européens.

Plastiques en agriculture et agroalimentaire : une expertise INRAE-CNRS alerte sur leur impact massif

Le 23 mai 2025, l’expertise scientifique collective pilotée par l’INRAE et le CNRS a livré un état des lieux préoccupant sur les plastiques utilisés en agriculture et pour l’alimentation. Représentant environ 20 % des plastiques consommés en France — principalement dans les emballages — ces matériaux, souvent complexes et multi-couches, posent un défi majeur pour le recyclage. L’étude souligne une contamination massive des sols agricoles par les microplastiques, surpassant potentiellement celle des milieux marins, avec des effets avérés sur la santé des organismes vivants, humains inclus. L’expertise appelle à une recherche renforcée sur les alternatives, la simplification des compositions et la réduction à la source.

PepsiCo abandonne ses objectifs de réduction de plastique vierge, suivant la tendance de l’industrie

PepsiCo a officiellement renoncé à son engagement de porter à 20 % la part des emballages réutilisables d’ici 2030. Cette décision marque un net recul de la stratégie environnementale du géant de l’agroalimentaire, qui abandonne également plusieurs objectifs ambitieux de réduction de plastique vierge. En parallèle, son utilisation de plastique issu de ressources fossiles est passée de 2,18 à 2,3 millions de tonnes entre 2020 et 2023.
La société réduit désormais ses ambitions : -2 % par an de plastique vierge seulement, objectif de 40 % de contenu recyclé repoussé à 2035, et 97 % d’emballages recyclables d’ici 2030 (au lieu de 100 % dès 2025). Cette volte-face intervient après que Coca-Cola a également revu à la baisse ses engagements fin 2024.

https://www.plasticstoday.com/packaging/pepsico-abandons-plastic-reduction-targets-amid-industry-shift

Découvrir/adhérer au GFP

Nouveauté 2024

Commission Enseignement

Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».

L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.

Sociétés Savantes et partenaires

Institut Charles Sadron CNRS UPR22
23 rue du Loess, BP 84047
67034 STRASBOURG Cedex2
web : http://www.gfp.asso.fr, Secrétaire general : gfp@gfp.asso.fr,
Secrétariat : secretariat@gfp.asso.fr,
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