Le réseau
- Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
- Des membres de la recherche académique et des industriels.
- Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
- Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
- Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
- Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).
L'organisation
- Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
- Des sections régionales couvrant tout le territoire français
- Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.
La structure de veille et de réflexion prospective
- Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
- Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
- Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.
Actualités
Journée annuelle du PEPR Recyclage – Inscription gratuite mais obligatoire
Après avoir reçu plusieurs retours impliquant des problèmes d’inscription à la journée ouverte du PEPR Recyclage, nous avons décidé d’abandonner les frais d’inscription à l’événement.
La participation à la journée ouverte du 12 juin est à présent gratuite.
L’inscription reste cependant obligatoire pour assister à l’évènement.
Des bioplastiques pas si inoffensifs ? Des particules d’amidon affectent la santé des souris
Une étude récente publiée dans le Journal of Agricultural and Food Chemistry révèle que les particules issues de plastiques biodégradables à base d’amidon, bien que perçues comme plus écologiques, peuvent entraîner des effets néfastes sur la santé. Menée par une équipe dirigée par Yongfeng Deng, cette recherche montre que des souris exposées durant trois mois à des microplastiques d’origine amidonnée ont présenté des dommages organiques, des perturbations métaboliques et un déséquilibre du microbiote intestinal.
Les tests ont comparé des souris nourries avec une alimentation standard à celles recevant de faibles ou fortes doses de ces particules. Les résultats sont préoccupants : atteintes hépatiques et ovariennes, anomalies des triglycérides, perturbations du métabolisme du glucose et des lipides, ainsi que des altérations des voies génétiques liées au rythme circadien. Ces effets, observés même à faible dose, questionnent l’innocuité de ces matériaux considérés comme durables.
Longtemps présentés comme une alternative sûre aux plastiques pétrosourcés, les bioplastiques à base d’amidon manquent de données sur leur impact biologique une fois fragmentés. Cette étude met en lumière un angle mort de leur évaluation, alors même que la présence de microplastiques est désormais avérée dans l’eau, l’alimentation, voire les systèmes médicaux. Les auteurs appellent à poursuivre les recherches pour comprendre les mécanismes de dégradation de ces matériaux dans l’organisme, et mieux encadrer leur utilisation dans les produits du quotidien.
Contrôler les interactions entre molécules pour créer des matériaux intelligents
Grâce à l’étude des réactions de molécules immobilisées sur des surfaces, des chercheurs grenoblois sont parvenus à maîtriser les liaisons moléculaires à l’interface solide/liquide, ouvrant la voie à la conception de matériaux réactifs et de biocapteurs innovants. Coordonné par Galina Dubacheva, le projet SupraSwitch, soutenu par l’ANR, mêle chimie supramoléculaire, physico-chimie de surface et nanochimie pour moduler les propriétés de nanomatériaux par des stimuli externes, notamment thermiques ou électrochimiques.
Les premières expériences exploitent des nanoparticules d’or recouvertes de polymères thermosensibles contenant des marqueurs fluorescents. L’interaction entre la lumière et les nanoparticules (plasmonique) permet de contrôler la fluorescence de façon réversible selon la température. La contraction ou l’expansion du polymère modifie la distance entre l’or et le marqueur, altérant ainsi l’intensité lumineuse. Cette modulation permettrait, à terme, de développer des capteurs thermiques à l’échelle nanométrique, comme des nanothermomètres intracellulaires ou des systèmes de libération ciblée de médicaments via des liposomes fonctionnels.
Vers des élastomères haute performance sans fluor : le projet HATE-Fluor
Face aux restrictions croissantes sur les composés per- et polyfluoroalkylés (PFAS), des chercheurs allemands des instituts Fraunhofer LBF et IFAM ont lancé le projet HATE-Fluor pour développer des élastomères et revêtements techniques sans fluor, capables de remplacer les fluoroélastomères dans des conditions extrêmes. Ces matériaux, utilisés dans de nombreuses applications allant de l’électronique de pointe à la technologie médicale ou chimique, sont aujourd’hui sous pression réglementaire en raison de leur persistance environnementale.
Le projet se concentre sur trois axes principaux : améliorer la stabilité thermique des élastomères fluorés par de nouveaux antioxydants, développer des formulations d’élastomères sur mesure, et concevoir un système de revêtement protecteur contre les attaques chimiques et l’oxydation. Les revêtements étudiés incluent des polyimides associés à des silicates lamellaires, capables de réduire jusqu’à 99 % la perméabilité aux gaz nocifs et à l’humidité. Ces systèmes devraient également limiter le vieillissement prématuré et la formation de dendrites.
La structure modulaire des solutions envisagées permet une adaptation fine aux exigences des applications actuelles des fluoroélastomères. Grâce à leur expérience dans la substitution des PFAS, les équipes Fraunhofer visent à livrer, d’ici trois ans, des matériaux alternatifs prêts à l’emploi répondant aux enjeux de durabilité et de performance industrielle.
[Design stories] Des toiles techniques au service de l’architecture : Serge Ferrari sur la route de la soie
Des réalisations emblématiques aux solutions sanitaires improvisées, le groupe Serge Ferrari illustre l’inventivité de la plasturgie française dans le design architectural. Dernier fait d’armes : la gare touristique du lac Chaka, en Chine centrale, le long de l’ancienne route de la soie. Conçue par l’architecte Song Yehao, cette structure spectaculaire est coiffée de membranes rouges en PTFE, d’une surface totale de plus de 6 000 m², évoquant les rubans portés par les visiteurs. Ces toiles assurent une diffusion douce de la lumière naturelle tout en garantissant une haute résistance mécanique.
L’ouvrage, érigé à quelques mètres du rivage d’un lac salé surnommé le « miroir du ciel », s’inscrit dans une série de réalisations du groupe français en Asie, comme l’habillage d’une résidence pour personnes âgées à Pékin. Pour cette gare, Song Yehao, familier des membranes composites, a préféré le textile technique aux panneaux aluminium initialement prévus. La structure est également agrémentée de 4 125 m² de toiles Soltis 86 colorées, flottant au vent et renforçant l’identité visuelle du site. La combinaison de performance, légèreté et esthétique portée par les toiles Serge Ferrari en fait un matériau de choix pour une architecture aussi fonctionnelle que poétique.
Les innovations en emballage redessinent les contours de la durabilité
Face aux attentes croissantes des consommateurs et aux régulations environnementales de plus en plus strictes, les marques investissent dans des solutions d’emballage de nouvelle génération. L’émergence des résines recyclées performantes, des polymères biodégradables et des technologies intelligentes transforme l’emballage en un levier d’engagement durable. Le développement des mono-matériaux facilite le recyclage, tandis que les tests organoleptiques garantissent que les nouveaux matériaux ne dégradent pas les propriétés sensorielles du produit. Les technologies connectées, comme les codes QR et les capteurs RFID, améliorent la traçabilité, l’engagement et le tri des déchets. Cependant, les contradictions entre réduction à la source et facilité de recyclage complexifient les choix des fabricants. De plus, les matériaux compostables peinent à être valorisés faute d’infrastructures adaptées. L’intégration de l’intelligence artificielle dans la conception et le tri ouvre de nouvelles perspectives pour optimiser les flux de matières. L’avenir de l’emballage plastique repose sur la convergence de l’innovation matérielle, de la digitalisation et d’une économie circulaire pragmatique.
https://www.plasticstoday.com/packaging/packaging-innovations-drive-sustainable-brand-evolution
Une mousse biosourcée et compostable pour révolutionner l’emballage
Née en Californie, la start-up Cruz Foam développe une mousse biosourcée à base de chitosane, dérivé de la chitine présente dans les déchets de crustacés. Issue d’un procédé par extrusion compatible avec les équipements industriels existants, cette mousse présente des performances mécaniques comparables aux plastiques pétrosourcés tout en étant entièrement compostable, sans production de microplastiques. Le matériau peut être transformé en plaques de mousse pour emballages ou en solutions isothermes comme Cruz Cool, avec des applications dans l’électronique, l’électroménager, la logistique et le luxe.
Grâce à un procédé de compoundage confidentiel, la mousse obtenue offre une excellente homogénéité et stabilité, facilitant sa transformation en emballages sur mesure. Cruz Foam collabore déjà avec des industriels comme Sony, Whirlpool ou LVMH et prévoit une expansion en Europe, notamment en France avec le partenaire AMC Industrie. Le modèle de production circulaire repose sur la valorisation de déchets alimentaires, une compatibilité avec les lignes existantes, et un coût proche des mousses classiques. Ce matériau polymère biosourcé se positionne comme une alternative industrielle crédible pour une économie plus durable.
La révolution continue de l’impression 3D dans les technologies médicales
L’impression 3D ne cesse de transformer le secteur médical en permettant la fabrication de dispositifs spécifiques aux patients tels que les implants en polyétheréthercétone (PEEK). Si les guides chirurgicaux et modèles pré-opératoires restent les applications les plus répandues grâce à leur accessibilité, les applications médicales finales gagnent progressivement du terrain. Le secteur dentaire en est un parfait exemple, avec une utilisation massive de moules imprimés en 3D pour thermoformer des gouttières dentaires sur mesure. Les implants auditifs et les prothèses orthopédiques bénéficient aussi largement de cette technologie. Le PEEK, matériau biocompatible aux propriétés mécaniques proches de l’os humain, présente des avantages notables pour les implants vertébraux et faciaux. Malgré une nécessité de post-traitement pour améliorer l’intégration osseuse, l’utilisation combinée du PEEK et d’enduits bioactifs ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques. Ainsi, l’impression 3D pousse les frontières de l’innovation médicale en facilitant des solutions personnalisées, efficaces et adaptées aux besoins cliniques spécifiques.
https://www.plasticstoday.com/medical/how-3d-printing-is-revolutionizing-medical-technology
Polymérisation anionique du butadiène : des systèmes calcium-magnésium sans lithium
Face à la demande croissante en lithium pour les batteries, la recherche de solutions alternatives pour la polymérisation anionique devient stratégique. C’est dans ce contexte que des chercheurs de l’Université de Bordeaux et de Michelin ont mis au point un système initiateur bivalent, sans lithium, basé sur le calcium et le magnésium, permettant la polymérisation contrôlée du butadiène. En combinant deux précurseurs inactifs individuellement – [(THF)₂Ca{N(SiMe₃)₂}₂] et [(n,s)Bu₂Mg] – un complexe bivalent actif est généré en milieu apolaire à 40 ou 60°C.
Ce système permet d’obtenir des polybutadiènes de masse molaire contrôlée, à faible dispersité, avec un caractère vivant. Fait remarquable, une microstructure inédite est obtenue avec 75 % de motifs 1,4-trans et moins de 10 % de vinyl. Ce résultat contraste avec les systèmes traditionnels à base de lithium et ouvre de nouvelles perspectives de formulation pour des applications telles que les pneumatiques. lire plus…
Vers une économie circulaire des plastiques utilisés dans les équipements électroniques
Une équipe de chercheurs français a développé une méthode innovante pour extraire les additifs toxiques des plastiques présents dans les déchets d’équipements électriques et électroniques. En combinant dissolution sélective et extraction chimique, ce procédé doux permet de recycler efficacement des polymères tels que l’ABS, tout en récupérant des substances critiques comme l’antimoine. Ces travaux, publiés dans la revue ACS Sustainable Resource Management, ouvrent la voie à une meilleure valorisation des plastiques issus de la filière DEEE.
Les plastiques techniques utilisés dans les téléviseurs, ordinateurs et autres appareils électroménagers contiennent souvent des retardateurs de flamme bromés et de l’antimoine. Bien qu’indispensables à la sécurité incendie, ces additifs entravent le recyclage en rendant les déchets plastiques toxiques et impropres à une nouvelle utilisation. Le protocole mis au point à l’Institut de recherche de chimie de Paris (CNRS/Chimie ParisTech/PSL Université) contourne cette difficulté en dissolvant le plastique dans un solvant peu toxique, tout en extrayant l’antimoine vers une phase aqueuse complexante à base d’acide tartrique.
Découvrir/adhérer au GFP
Nouveauté 2024
Commission Enseignement
Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».
L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.
Sociétés Savantes et partenaires
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67034 STRASBOURG Cedex2
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