Le réseau
- Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
- Des membres de la recherche académique et des industriels.
- Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
- Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
- Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
- Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).
L'organisation
- Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
- Des sections régionales couvrant tout le territoire français
- Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.
La structure de veille et de réflexion prospective
- Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
- Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
- Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.
Actualités
Un véhicule électrique urbain intègre du polypropylène recyclé
Le mini-véhicule électrique « mibot » développé par KG Motors au Japon utilise du polypropylène (PP) recyclé à 25 %, fourni par Japan Polypropylene sous la marque Novaorbis-MR. C’est la première application de ce matériau recyclé dans un composant de mobilité. Destiné aux déplacements urbains de courte distance, le mibot pèse 430 kg, atteint 60 km/h, et intègre également du polycarbonate résistant aux UV. Le PP Novaorbis-MR peut atteindre 50 % de contenu recyclé dans les pièces intérieures, tout en conservant de bonnes propriétés mécaniques, contribuant ainsi à des solutions de mobilité plus durables.
https://www.plasticstoday.com/automotive-mobility/mini-mobility-robot-runs-on-recycled-polypropylene
Des microplastiques en fuite depuis les baies texanes vers le large
Des chercheurs de l’Université du Texas à Austin ont montré que les sédiments des baies de Matagorda contiennent étonnamment peu de microplastiques — des concentrations 100 à 1 000 fois inférieures à d’autres environnements côtiers. Publiée dans Environmental Science & Technology, cette étude révèle que les microplastiques ne s’accumulent pas sur place mais sont emportés vers le golfe du Mexique, portés par les vents et la faible profondeur de la baie. Or, en mer, ces particules peuvent adsorber des polluants et contaminer les chaînes alimentaires jusqu’à l’humain. Cette étude pionnière fournit des données de référence pour la côte texane et ouvre la voie à une nouvelle discipline : la sédimentologie environnementale appliquée aux plastiques.
Des films alimentaires biodégradables à base de cellulose bactérienne comme alternative aux plastiques pétrosourcés
Une équipe de l’Université nationale de Taïwan, dirigée par le Pr Ying-Chih Liao, a mis au point des films d’emballage alimentaires entièrement biodégradables, à base de cellulose bactérienne (BC), de chitosane (CS) et de polyuréthane hydrosoluble (WPU). Le procédé repose sur une stratégie d’intégration innovante : une pulvérisation in situ permet une répartition homogène du chitosane, améliorant l’activité antimicrobienne, tandis qu’un traitement à l’ion sodium renforce la structure et la résistance à l’eau. Enfin, le revêtement WPU confère des capacités de thermoscellage. Ces films combinent transparence, résistance mécanique et flexibilité, atteignant des performances comparables aux sachets zip commerciaux. Entièrement dégradables en sol en moins de deux mois, ces matériaux représentent une solution prometteuse aux films plastiques alimentaires traditionnels, sans rejets toxiques.
https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1385894725031584?via%3Dihub
Des polymères synthétiques capables d’encoder un mot de passe déchiffré électriquement
Des chercheurs de l’Université du Texas à Austin ont développé une méthode innovante pour stocker de l’information dans des polymères synthétiques en utilisant des signaux électrochimiques. En combinant quatre monomères électroactifs, ils ont créé un alphabet moléculaire permettant d’encoder jusqu’à 256 caractères différents. Ce système a permis de coder un mot de passe de 11 caractères dans une chaîne polymère, puis de le déchiffrer électriquement grâce à une dégradation contrôlée qui libère les monomères un à un, chacun ayant une signature électrique unique. Bien que destructif et encore lent (2,5 heures pour 11 caractères), ce procédé constitue une avancée prometteuse vers un stockage de données polymère lisible sans spectrométrie, avec pour perspective des dispositifs intégrés plus compacts et durables.
https://phys.org/news/2025-05-synthetic-molecules-encode-decode-character.html
Mitsui Chemicals améliore la qualité des plastiques recyclés grâce à une homogénéisation de la viscosité
Mitsui Chemicals, en collaboration avec Hagihara Industries, a développé une technologie permettant d’homogénéiser la viscosité des plastiques recyclés, un paramètre crucial pour améliorer leur qualité et leur taux de valorisation. La viscosité hétérogène issue des déchets plastiques limite aujourd’hui l’usage des matériaux recyclés à des applications de faible qualité.
Grâce à une technologie de mesure en ligne de la viscosité, intégrée dans les extrudeuses de granulation, les deux partenaires sont parvenus à maîtriser en temps réel la viscosité des plastiques recyclés. Cette technologie permet désormais d’atteindre une viscosité constante avec une seule extrudeuse, contre deux auparavant (extrusion tandem).
https://omnexus.specialchem.com/news/industry-news/mitsui-hagihara-technology-to-homogenize-viscosity-of-recycled-plastics-000237097
Vers des polymères sur-mesure grâce aux laboratoires autonomes pilotés par l’IA
Des chercheurs de l’Université de Sheffield ont développé une plateforme automatisée pour la synthèse intelligente de polymères, basée sur des réactions en flux et pilotée par intelligence artificielle. Ce « laboratoire auto-piloté » permet d’optimiser en temps réel les paramètres de polymérisation (conversion, taille des particules, homogénéité, pureté) grâce à des capteurs couplés à des algorithmes d’apprentissage. L’approche a permis la synthèse optimisée de poly(acrylate de pentafluorophényle), un polymère fonctionnel aisément modifiable, ouvrant la voie à des matériaux performants pour des applications médicales, adhésives ou durables. Cette technologie, capable d’exécuter des jours d’expériences sans supervision, pourrait transformer la recherche en matériaux polymères, en accélérant le développement de solutions adaptées aux défis de la santé et de la durabilité.
https://phys.org/news/2025-05-labs-enable-faster-smarter-polymer.html
Des polymères semiconducteurs mieux tolérés par l’organisme pour les implants bioélectroniques
Des chercheurs de l’Université de Chicago ont mis au point de nouveaux polymères semiconducteurs qui réduisent fortement la formation de tissu cicatriciel autour des dispositifs implantés, tels que les pacemakers ou capteurs médicaux. En modifiant à la fois la structure chimique de la chaîne principale (ajout de sélénophène) et des chaînes latérales (matériaux immunomodulateurs), ils ont obtenu des matériaux biocompatibles tout en conservant leurs propriétés électroniques. Testés chez la souris, ces matériaux réduisent de 68 % la densité de collagène autour des implants, freinant la réaction immunitaire. Cette stratégie chimique complète les travaux antérieurs de l’équipe sur des hydrogels semiconducteurs et ouvre la voie à des dispositifs médicaux plus stables et durables dans le corps.
https://phys.org/news/2025-05-semiconducting-polymer-strategies-scar-tissue.html
La lignine, un sous-produit forestier prometteur pour des matériaux durables
Des chercheurs de l’Université de Borås (Suède) ont démontré que le lignine, un résidu de l’industrie forestière, peut être transformé en matériau composite durable capable de remplacer les plastiques pétrosourcés. Dans sa thèse, Matilda Johansson a exploré des modifications chimiques de la lignine (par anhydride acétique et micro-ondes) pour le rendre compatible avec d’autres polymères comme le PLA, puis l’associer à des fibres de cellulose régénérées via extrusion, moulage ou impression 3D. Le matériau obtenu présente de bonnes propriétés mécaniques et thermiques, tout en étant biosourcé, recyclable et issu de déchets peu valorisés. Ce travail ouvre la voie à des biocomposites allégés et écoresponsables pour l’industrie.
https://phys.org/news/2025-05-forest-byproduct-lignin-play-key.html
Un polymère auto-cicatrisant pour une protection extrême contre les impacts
Des chercheurs de Texas A&M ont développé un polymère auto-réparant inédit, capable d’absorber des impacts extrêmes à l’échelle nanométrique. Lorsqu’il est percuté par un projectile, ce matériau fond localement sous l’effet de la chaleur générée, s’étire, puis reforme rapidement ses liaisons covalentes une fois refroidi, laissant un trou beaucoup plus petit que le projectile. Ce comportement, observé à haute température et à très haute vitesse de déformation (via la méthode LIPIT), ouvre la voie à des applications dans les véhicules spatiaux, les satellites ou les gilets pare-balles. Le polymère, baptisé DAP (Diels-Adler Polymer), présente des propriétés adaptatives uniques : solide à basse température, élastique à température intermédiaire, et fluide à haute température, tout en étant réversible. Bien que ce comportement reste pour l’instant limité aux nanocouches, les chercheurs travaillent à adapter sa chimie pour des applications à plus grande échelle.
Un nouveau projet européen pour développer des copolymères PLA biosourcés et recyclables destinés aux emballages alimentaires
Le projet GRECO, financé par Horizon Europe, vise à concevoir des emballages alimentaires innovants à base de copolymères de PLA biosourcés, biodégradables, recyclables et sûrs, selon une approche de conception durable. Coordonné par l’Université Aristote de Thessalonique, GRECO regroupe 22 partenaires européens dont TotalEnergies Corbion et AIMPLAS. Les matériaux développés cibleront des applications rigides et souples pour des produits comme le fromage, les viandes ou les fruits rouges, avec pour objectif d’améliorer la durée de conservation et la barrière à l’humidité et aux arômes. Des tests de recyclabilité (mécanique, chimique) et de biodégradabilité (sol, eau, compostage domestique et industriel) seront menés, tout comme une analyse des perceptions consommateurs. L’approche repose notamment sur l’extrusion réactive, la chimie verte et la mécanochimie pour produire des matériaux plus circulaires.
Découvrir/adhérer au GFP
Nouveauté 2024
Commission Enseignement
Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».
L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.
Sociétés Savantes et partenaires
Adhérer au GFP / Grille tarifaire
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67034 STRASBOURG Cedex2
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