Le réseau

  • Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
  • Des membres de la recherche académique et des industriels.
  • Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
  • Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
  • Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
  • Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).

L'organisation

  • Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
  • Des sections régionales couvrant tout le territoire français
  • Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.

La structure de veille et de réflexion prospective

  • Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
  • Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
  • Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.

A ne pas manquer !!!

Prix GFP 2026 : date limite 2 Avril 2026

     

Actualités

Les innovations en emballage redessinent les contours de la durabilité

Face aux attentes croissantes des consommateurs et aux régulations environnementales de plus en plus strictes, les marques investissent dans des solutions d’emballage de nouvelle génération. L’émergence des résines recyclées performantes, des polymères biodégradables et des technologies intelligentes transforme l’emballage en un levier d’engagement durable. Le développement des mono-matériaux facilite le recyclage, tandis que les tests organoleptiques garantissent que les nouveaux matériaux ne dégradent pas les propriétés sensorielles du produit. Les technologies connectées, comme les codes QR et les capteurs RFID, améliorent la traçabilité, l’engagement et le tri des déchets. Cependant, les contradictions entre réduction à la source et facilité de recyclage complexifient les choix des fabricants. De plus, les matériaux compostables peinent à être valorisés faute d’infrastructures adaptées. L’intégration de l’intelligence artificielle dans la conception et le tri ouvre de nouvelles perspectives pour optimiser les flux de matières. L’avenir de l’emballage plastique repose sur la convergence de l’innovation matérielle, de la digitalisation et d’une économie circulaire pragmatique.

https://www.plasticstoday.com/packaging/packaging-innovations-drive-sustainable-brand-evolution

Une mousse biosourcée et compostable pour révolutionner l’emballage

Née en Californie, la start-up Cruz Foam développe une mousse biosourcée à base de chitosane, dérivé de la chitine présente dans les déchets de crustacés. Issue d’un procédé par extrusion compatible avec les équipements industriels existants, cette mousse présente des performances mécaniques comparables aux plastiques pétrosourcés tout en étant entièrement compostable, sans production de microplastiques. Le matériau peut être transformé en plaques de mousse pour emballages ou en solutions isothermes comme Cruz Cool, avec des applications dans l’électronique, l’électroménager, la logistique et le luxe.

Grâce à un procédé de compoundage confidentiel, la mousse obtenue offre une excellente homogénéité et stabilité, facilitant sa transformation en emballages sur mesure. Cruz Foam collabore déjà avec des industriels comme Sony, Whirlpool ou LVMH et prévoit une expansion en Europe, notamment en France avec le partenaire AMC Industrie. Le modèle de production circulaire repose sur la valorisation de déchets alimentaires, une compatibilité avec les lignes existantes, et un coût proche des mousses classiques. Ce matériau polymère biosourcé se positionne comme une alternative industrielle crédible pour une économie plus durable.

La révolution continue de l’impression 3D dans les technologies médicales

L’impression 3D ne cesse de transformer le secteur médical en permettant la fabrication de dispositifs spécifiques aux patients tels que les implants en polyétheréthercétone (PEEK). Si les guides chirurgicaux et modèles pré-opératoires restent les applications les plus répandues grâce à leur accessibilité, les applications médicales finales gagnent progressivement du terrain. Le secteur dentaire en est un parfait exemple, avec une utilisation massive de moules imprimés en 3D pour thermoformer des gouttières dentaires sur mesure. Les implants auditifs et les prothèses orthopédiques bénéficient aussi largement de cette technologie. Le PEEK, matériau biocompatible aux propriétés mécaniques proches de l’os humain, présente des avantages notables pour les implants vertébraux et faciaux. Malgré une nécessité de post-traitement pour améliorer l’intégration osseuse, l’utilisation combinée du PEEK et d’enduits bioactifs ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques. Ainsi, l’impression 3D pousse les frontières de l’innovation médicale en facilitant des solutions personnalisées, efficaces et adaptées aux besoins cliniques spécifiques.

https://www.plasticstoday.com/medical/how-3d-printing-is-revolutionizing-medical-technology

Polymérisation anionique du butadiène : des systèmes calcium-magnésium sans lithium

Face à la demande croissante en lithium pour les batteries, la recherche de solutions alternatives pour la polymérisation anionique devient stratégique. C’est dans ce contexte que des chercheurs de l’Université de Bordeaux et de Michelin ont mis au point un système initiateur bivalent, sans lithium, basé sur le calcium et le magnésium, permettant la polymérisation contrôlée du butadiène. En combinant deux précurseurs inactifs individuellement – [(THF)₂Ca{N(SiMe₃)₂}₂] et [(n,s)Bu₂Mg] – un complexe bivalent actif est généré en milieu apolaire à 40 ou 60°C.

Ce système permet d’obtenir des polybutadiènes de masse molaire contrôlée, à faible dispersité, avec un caractère vivant. Fait remarquable, une microstructure inédite est obtenue avec 75 % de motifs 1,4-trans et moins de 10 % de vinyl. Ce résultat contraste avec les systèmes traditionnels à base de lithium et ouvre de nouvelles perspectives de formulation pour des applications telles que les pneumatiques. lire plus…

Vers une économie circulaire des plastiques utilisés dans les équipements électroniques

Une équipe de chercheurs français a développé une méthode innovante pour extraire les additifs toxiques des plastiques présents dans les déchets d’équipements électriques et électroniques. En combinant dissolution sélective et extraction chimique, ce procédé doux permet de recycler efficacement des polymères tels que l’ABS, tout en récupérant des substances critiques comme l’antimoine. Ces travaux, publiés dans la revue ACS Sustainable Resource Management, ouvrent la voie à une meilleure valorisation des plastiques issus de la filière DEEE.

Les plastiques techniques utilisés dans les téléviseurs, ordinateurs et autres appareils électroménagers contiennent souvent des retardateurs de flamme bromés et de l’antimoine. Bien qu’indispensables à la sécurité incendie, ces additifs entravent le recyclage en rendant les déchets plastiques toxiques et impropres à une nouvelle utilisation. Le protocole mis au point à l’Institut de recherche de chimie de Paris (CNRS/Chimie ParisTech/PSL Université) contourne cette difficulté en dissolvant le plastique dans un solvant peu toxique, tout en extrayant l’antimoine vers une phase aqueuse complexante à base d’acide tartrique.

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Des emballages renforcés à base de cellulose pour remplacer le plastique

Des chercheurs de Virginia Tech ont mis au point un procédé physique basse pression pour améliorer les propriétés mécaniques des films d’emballage à base de cellulose, tout en réduisant la consommation énergétique par rapport aux traitements classiques. Cette avancée ouvre la voie à des solutions d’emballage biodégradables à la fois robustes, transparentes et efficaces comme barrière aux gaz, répondant aux exigences de l’industrie agroalimentaire.

En utilisant des nanofibres de cellulose issues de matériaux végétaux abondants, le traitement par cycles de basse pression permet de renforcer la structure interne sans recours à la chimie lourde. Ce procédé améliore à la fois la résistance, la transparence et la stabilité des films, tout en étant compatible avec une production industrielle. L’équipe explore déjà des applications telles que les emballages antimicrobiens pour contact alimentaire.

Cette innovation souligne le potentiel des polymères naturels comme alternative crédible aux plastiques pétrosourcés. En proposant une solution à la fois performante, économique et durable, ces films à base de cellulose pourraient devenir un standard de l’emballage écoresponsable.

https://phys.org/news/2025-04-plastics-biodegradable-cellulose-based-packaging.html

L’Europe impose de nouvelles règles pour des jouets plus sûrs

La Commission européenne a salué l’accord politique provisoire entre le Parlement européen et le Conseil sur la nouvelle réglementation en matière de sécurité des jouets, faisant suite à sa proposition du 28 juillet 2023. Ce règlement entend mieux protéger les enfants en interdisant l’usage de substances chimiques nocives telles que les PFAS, les perturbateurs endocriniens ou encore les bisphénols dans les jouets. Il introduit également un passeport numérique du produit pour chaque jouet, afin de renforcer la traçabilité et d’empêcher l’entrée de produits dangereux sur le marché européen.

Ce règlement, qui s’appliquera tant aux jouets fabriqués dans l’UE qu’à ceux importés, prévoit des contrôles renforcés aux frontières, notamment pour les ventes en ligne. Un système informatique dédié analysera automatiquement les passeports numériques pour repérer les produits nécessitant des contrôles douaniers approfondis. Les autorités nationales disposeront ainsi d’outils numériques pour retirer plus efficacement les jouets non conformes du marché. lire plus…

Des membranes polymères pour un dessalement plus durable

Des chercheurs de l’Université du Michigan ont conçu des membranes électrodialytiques à base de polymères densément chargés pour limiter les déchets salins issus du dessalement. Ces matériaux innovants concentrent efficacement la saumure jusqu’à sa cristallisation, permettant de récupérer des sels valorisables tout en produisant de l’eau potable avec une faible consommation d’énergie. Leur architecture empêche le gonflement des polymères et maintient une haute conductivité ionique, offrant des performances bien supérieures aux membranes commerciales. Cette avancée souligne le rôle clé des matériaux polymères dans les solutions de gestion durable de l’eau.

https://www.sciencedaily.com/releases/2025/04/250415143352.htm

L’Europe ajuste ses exigences sur les plastiques recyclés dans l’automobile

L’Union européenne revoit à la baisse ses objectifs de contenu recyclé dans les véhicules, reconnaissant les limites actuelles de la chaîne d’approvisionnement en matière de disponibilité et de traitement des plastiques automobiles. Le projet initial imposait un minimum de 25 % de plastiques recyclés dans les véhicules, dont un quart issu de véhicules hors d’usage (VHU). Désormais, le seuil global est abaissé à 20 %, avec 15 % provenant des VHU. Ce recul souligne les obstacles logistiques, économiques et techniques rencontrés par les constructeurs, malgré une volonté affirmée d’augmenter la circularité des matériaux. lire plus…

Une peau artificielle à base d’hydrogels pour mieux comprendre les maladies cutanées

Des chercheurs de l’EMPA développent une peau artificielle en 3D composée d’hydrogels polymères dérivés de gélatine de poissons d’eaux froides. Ce matériau non gonflant, compatible avec l’impression 3D, permet d’intégrer différentes couches cellulaires pour reproduire l’architecture complexe de la peau humaine. Grâce à cette technologie, il devient possible de créer des modèles vivants pour étudier les maladies de la peau ou tester de nouveaux traitements. Les propriétés modulables du polymère permettent aussi son usage comme pansement personnalisé, avec un faible risque immunologique. Ce travail met en avant l’apport des polymères bio-inspirés dans la médecine régénérative.
https://www.sciencedaily.com/releases/2025/04/250415143807.htm

Découvrir/adhérer au GFP

Nouveauté 2024

Commission Enseignement

Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».

L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.

Sociétés Savantes et partenaires

Institut Charles Sadron CNRS UPR22
23 rue du Loess, BP 84047
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