Le réseau

  • Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
  • Des membres de la recherche académique et des industriels.
  • Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
  • Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
  • Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
  • Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).

L'organisation

  • Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
  • Des sections régionales couvrant tout le territoire français
  • Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.

La structure de veille et de réflexion prospective

  • Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
  • Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
  • Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.

A ne pas manquer !!!

Actualités

Toxicité et mécanismes de bio-agrégation des microplastiques de polyéthylène basse densité chez les diatomées marines

Des chercheurs ont mis en évidence les réponses physiologiques complexes et les altérations structurelles induites par l’exposition aux microparticules de polyéthylène basse densité (LDPE) chez la diatomée marine Chaetoceros muellerii. L’étude démontre que l’interaction avec ces polluants polymères provoque une inhibition marquée de la croissance cellulaire et une perturbation du métabolisme, se traduisant par une diminution des pigments photosynthétiques et des macromolécules essentielles. Face à ce stress abiotique, les microalgues déploient une stratégie défensive caractérisée par une augmentation significative de la production lipidique et de l’activité enzymatique antioxydante. Parallèlement, une sécrétion accrue d’exopolysaccharides favorise l’adsorption physique des particules de LDPE sur les parois cellulaires, formant des hétéro-agrégats denses qui endommagent mécaniquement la structure siliceuse des frustules. Cette capacité de bio-accumulation, quantifiée de manière inédite par des techniques thermiques avancées, souligne le rôle ambivalent des polymères synthétiques qui agissent à la fois comme agents de stress physique et inducteurs de mécanismes d’agrégation biologique dans les écosystèmes marins.

Technologies de bioséparation avancées par interfaces polymères thermorésponsives

Une innovation récente démontre que l’utilisation d’interfaces modifiées par le poly(N-isopropylacrylamide) permet d’optimiser considérablement les procédés de séparation et de purification dans les domaines biopharmaceutiques et biomédicaux. Cette approche repose sur la capacité singulière de ces polymères intelligents à opérer une transition de phase réversible, modulant leurs propriétés de surface d’un état hydrophile à hydrophobe par simple ajustement thermique. En greffant des architectures macromoléculaires complexes, telles que des brosses de copolymères à blocs, aléatoires ou mixtes synthétisées par polymérisation radicalaire contrôlée sur divers supports solides, il devient possible de piloter finement les interactions moléculaires et électrostatiques. Ce mécanisme permet l’adsorption sélective et la libération douce de cibles biologiques variées, incluant des anticorps, des cellules souches, des vecteurs viraux et des exosomes, sans altérer leur intégrité fonctionnelle ni recourir à des solvants organiques ou des traitements enzymatiques agressifs. Au-delà de la chromatographie en phase aqueuse, ces systèmes offrent des solutions de rupture pour le tri cellulaire non destructif et la purification de vecteurs géniques, répondant ainsi aux exigences de pureté et de viabilité cruciales pour la production de biomédicaments et les thérapies cellulaires avancées.

Polyesters bio-sourcés non œstrogéniques par conception sécurisée intégrée

Des chercheurs ont mis en œuvre une méthodologie de « conception sûre et durable » (Safe-and-Sustainable-by-Design) pour développer une nouvelle classe de polyesters dérivés de la biomasse lignocellulosique, offrant une alternative non toxique aux plastiques traditionnels à base de bisphénol A. L’innovation repose sur la synthèse sélective de candidats bisphénols à partir de motifs moléculaires végétaux, dont l’architecture a été spécifiquement optimisée pour éliminer toute affinité avec les récepteurs œstrogéniques humains, surmontant ainsi les écueils toxicologiques des substituts actuels. En couplant étroitement la chimie de synthèse à des criblages biologiques prédictifs, l’équipe a isolé un monomère capable de former des réseaux polymères thermoplastiques performants sans compromettre l’innocuité sanitaire.
Le matériau résultant combine une stabilité thermique élevée et des propriétés mécaniques rigides, le rendant parfaitement adapté à la fabrication de biens de consommation durables ou d’emballages techniques. Cette approche multidisciplinaire valide la faisabilité industrielle de matériaux haute performance intrinsèquement sûrs, répondant aux exigences croissantes de neutralité biologique et d’économie circulaire.

Surfaces bio-inspirées à aquaplaning d’huile via des biopolymères hygroscopiques

Des chercheurs ont élaboré une nouvelle classe de surfaces oléophobes écologiques en s’inspirant du mécanisme de piégeage glissant de la plante Nepenthes. Cette approche novatrice repose sur l’imprégnation d’une structure nanoporeuse par un biopolymère de grade alimentaire, spécifiquement sélectionné pour ses propriétés hygroscopiques exceptionnelles qui lui permettent de stabiliser une couche d’eau lubrifiante à l’interface. Contrairement aux matériaux omniphobes traditionnels dépendants de composés fluorés toxiques ou de liquides imprégnés instables, cette solution exploite l’affinité du réseau polymère pour l’eau afin de créer une barrière dynamique durable, résistante à l’évaporation et au drainage gravitationnel. Le film aqueux ainsi formé induit un phénomène d’aquaplaning qui empêche l’adhésion des huiles et des contaminants solides, facilitant leur élimination naturelle. Cette technologie de revêtement vert, alliant simplicité de mise en œuvre et robustesse fonctionnelle, présente un potentiel d’application considérable pour le développement de matériaux autonettoyants durables, la séparation huile-eau et la protection des équipements dans les environnements marins ou agroalimentaires.

https://www.nature.com/articles/s41598-025-31041-x

Chiralité supramoléculaire comme levier pour améliorer la conductivité des polymères dopés

Des chercheurs ont montré qu’en modulant la chiralité supramoléculaire de polymères conjugués — autrement dit l’organisation hélicoïdale des chaînes à l’échelle supramoléculaire — on peut augmenter de façon significative l’efficacité du dopage chimique et améliorer la conductivité des films obtenus. Le procédé repose sur un soin apporté à la mise en solution et au dépôt : en modifiant subtilement la nature du solvant, les chaînes polymères, initialement achirales, s’auto-assemblent en phases mésomorphes hélicoïdales dont la « torsion » est conservée lors de la solidification. Après dopage, ces films à forte chiralité présentent une densité de porteurs de charge plus élevée qu’un même polymère non chiralisé, ce qui suggère que l’architecture hélicoïdale favorise l’oxydation et la génération de porteurs. Ce résultat renverse l’hypothèse selon laquelle la chiralité coutumière limite la mobilité de charge, et ouvre une nouvelle dimension dans la conception des semi-conducteurs organiques : l’agencement supramoléculaire devient un paramètre clé pour optimiser le transport électronique, ouvrant des perspectives pour l’électronique organique, les capteurs ou les électrodes flexibles.

https://phys.org/news/2025-11-chirality-polymers-doping.html

U.S. Environmental Protection Agency (EPA) propose d’ajuster les obligations de déclaration concernant les PFAS sous le Toxic Substances Control Act (TSCA) : un assouplissement encadré pour l’industrie chimique

L’EPA a soumis une proposition de modification de sa règle 2023 de déclaration unique des substances PFAS, en visant à alléger les contraintes pour les fabricants et importateurs tout en maintenant l’acquisition d’informations critiques sur l’usage et les risques. Le nouveau projet prévoit une série d’exemptions : PFAS présents en faibles concentrations (≤ 0,1 %) dans des mélanges ou des articles, PFAS importés sous forme d’objets finis, sous-produits ou impuretés, intermédiaires non isolés, et substances à usage exclusif de recherche-développement. Par ailleurs, des corrections techniques et un ajustement du calendrier de soumission — fenêtre réduite de trois mois, déclenchée 60 jours après la finalisation — sont proposés pour rendre l’obligation plus réaliste et moins lourde administrativement. Ces changements visent prioritairement à réduire le fardeau réglementaire pesant sur les petites structures, à éviter des déclarations redondantes, et à recentrer les efforts d’analyse sur les cas présentant les enjeux de santé et d’environnement les plus pertinents.

https://www.specialchem.com/plastics/news/epa-proposes-to-improve-scope-of-pfas-reporting-regulations-under-tsca

ExxonMobil, Milliken et Ravago : des composés PP recyclés prêts pour l’automobile

Des chercheurs et industriels ont récemment démontré qu’il est possible de formuler des composés à base de polypropylène recyclé (rPP) combinés à des modificateurs de performance et des élastomères polyoléfiniques, tout en atteignant des performances comparables à celles des résines vierges pour des applications automobiles exigeantes. Le procédé s’appuie sur l’ajout de plastomères et d’additifs optimisés pour améliorer l’adhésion des chaînes, homogénéiser la matrice, et corriger les défauts structurels typiques des rPP — fragilité, variabilité de composition, et mauvaises propriétés mécaniques. Le matériau résultant possède un bon équilibre entre rigidité, résistance aux chocs, comportement mécanique acceptable à différentes températures, et un débit de fusion compatible avec des cycles de moulage par injection rapides. Ces avancées ouvrent la voie à l’usage de rPP dans des pièces automobiles critiques comme les passages de roue ou les déflecteurs avant : c’est un exemple concret de circularité industrielle, combinant performance, économie de ressources et réduction de dépendance aux polymères vierges.

https://www.plasticstoday.com/automotive-mobility/exxonmobil-collaborates-on-recycled-content-pp-compounds

Renaissance des matériaux bio- et géo-sourcés : mobilisation de la région Hauts-de-France pour textiles, bois, cellulose moulée et plastiques renouvelables

Des acteurs de la région Hauts-de-France ont lancé une initiative régionale visant à accompagner les transformateurs dans le développement de matériaux bio-, géo- ou recyclo-sourcés — incluant textiles durables, fibres bois-cellulose, polymères issus de ressources renouvelables ou matériaux composites bois-plastique. L’objectif est de structurer une filière locale capable de substituer progressivement les matériaux fossiles traditionnels par des solutions plus écologiques, tout en maintenant des performances adaptées aux exigences industrielles. Au cœur de cette démarche, on promeut des processus de transformation compatibles avec les ressources régionales — valorisation de la biomasse locale, utilisation de cellulose moulée ou de bois de première ou seconde transformation, et développement de plastiques à base de ressources végétales. Le dispositif prévoit un soutien technique et industriel aux transformateurs : développement de prototypes, mise en place de filières de production, accompagnement au passage à l’échelle, et partage de bonnes pratiques. Cette stratégie fédère des acteurs variés — industrie, recherche, collectivités — et vise à créer une offre compétitive et durable de matériaux de nouvelle génération, favorisant l’économie circulaire, la réduction de l’empreinte carbone et la souveraineté locale en matière de ressources. L’initiative illustre une ambition de transition systémique vers des matériaux plus durables, adaptatifs aux contraintes industrielles actuelles, tout en stimulant l’innovation régionale.

Matériau polymère auto-réparable et électroluminescent : vers des élastomères souples multifonctionnels

Des chercheurs ont mis au point un copolymère à base d’isoprène et de 1-vinylnaphtalène combinant souplesse, auto-guérison à température ambiante et émission lumineuse élevée, ouvrant la voie à des élastomères opto-électroniques innovants. En dispersant des micro-domaines naphtalène au sein d’une matrice cis-1,4-polyisoprène flexible, l’architecture crée une microséparation à l’échelle nanométrique qui contraint les groupements aromatiques, favorisant la formation d’« excimers » stables sous excitation UV. Ce concept de « polymère-constrained excimer » confère au matériau une photoluminescence efficace et intense à l’état solide, tout en maintenant une bonne élasticité et une capacité de réparation intrinsèque sans sollicitation externe. Par ailleurs, ces nanodomaines aromatiques assurent un comportement d’électret — c’est-à-dire la capacité à piéger des charges électriques après sollicitation mécanique — prolongeant la fonctionnalité du matériau bien au-delà de la simple émission lumineuse. L’ensemble de ces propriétés — flexibilité, auto-réparation, luminescence et rétention de charge — suggère des applications prometteuses dans l’électronique souple, les capteurs tactiles ou les interfaces robotiques, et témoigne de l’intérêt d’ingénieries macromoléculaires fines pour concevoir des polymères multifonctionnels adaptés aux technologies portables et adaptatives.

Conformational pre-organisation des groupes voisins : vers des plastiques programmables capables de s’auto-désintégrer

Des chercheurs ont démontré qu’il est possible de concevoir des polymères synthétiques dont la déconstruction — la rupture des liaisons dans le polymère — peut être programmée et régulée par la seule architecture conformationnelle de la chaîne, sans modifier la nature chimique des liaisons fragiles. L’idée clé repose sur un « pré-arrangement conformationnel » des groupes nucléophiles voisins d’une liaison susceptible de se rompre : en ajustant spatialement ces groupes, le polymère adopte préférentiellement des géométries réactives, ce qui accélère la scission de la liaison lorsque les conditions le permettent. Cette stratégie s’applique aussi bien à des polymères linéaires qu’à des réseaux thermodurcissables en masse, ouvrant la possibilité de matériaux recyclables ou biodégradables qui conservent leurs propriétés mécaniques tant qu’ils restent intacts. Par ailleurs, les auteurs montrent qu’à l’aide de repliements induits par des ions métalliques — modifiant la conformation globale — la déconstruction peut être activée ou inhibée de manière réversible, offrant un contrôle dynamique de la durée de vie du matériau. Ce mécanisme, inspiré des comportements de dégradation des macromolécules naturelles, esquisse un paradigme nouveau : concevoir des plastiques dont la robustesse et la durée de vie sont planifiables, tout en assurant, à terme, une rupture maîtrisée. Au-delà de l’innovation conceptuelle, cette approche pourrait bouleverser la conception de polymères durables, recyclables ou biodégradables, et orienter la fabrication vers des matériaux « vivants » dont la fin de vie serait intégrée dès la phase de conception.

Découvrir/adhérer au GFP

Nouveauté 2024

Commission Enseignement

Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».

L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.

Sociétés Savantes et partenaires

Institut Charles Sadron CNRS UPR22
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