Le réseau

  • Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
  • Des membres de la recherche académique et des industriels.
  • Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
  • Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
  • Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
  • Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).

L'organisation

  • Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
  • Des sections régionales couvrant tout le territoire français
  • Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.

La structure de veille et de réflexion prospective

  • Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
  • Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
  • Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.

A ne pas manquer !!!

Actualités

Révolution de l’impression 3D par lumière visible grâce à des polymères photoresponsifs

Des chercheurs du Korea Research Institute of Chemical Technology (KRICT) ont développé une résine photopolymère innovante, ouvrant la voie à l’impression 3D avec lumière visible. Ce système utilise une lumière rouge (~620 nm) pour surmonter les limitations de vitesse et de résolution associées aux techniques classiques à UV.

En intégrant des composés photochromiques à base d’hexaarylbiimidazole (HABI), la résine offre des fonctionnalités avancées comme l’auto-réparation et l’effaçabilité sélective. Ces polymères se réparent en seulement 10 minutes sous lumière visible, et leurs propriétés dégradables permettent des applications dans les matériaux intelligents.

Avec une vitesse de construction atteignant 22,5 mm/h et une précision de 20 μm, cette technologie rivalise avec l’impression UV classique tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour les matériaux fonctionnels.

https://phys.org/news/2024-11-key-photoresponsive-visible-3d.html

Des hydrogels issus de déchets marins et d’eau gazeuse grâce au CO₂

Des chercheurs de l’Université des Sciences de Tokyo ont mis au point une méthode innovante utilisant le dioxyde de carbone pour synthétiser des hydrogels à base d’alginate, un polymère extrait des algues brunes. Contrairement aux agents acides traditionnels, le CO₂ s’échappe après la formation du gel, éliminant ainsi tout résidu acide.

L’étude montre que la libération rapide du CO₂ réduit la disponibilité des ions calcium nécessaires au réticulation des chaînes d’alginate, impactant la rigidité et la résistance mécanique des hydrogels. En contrôlant cette libération, il est possible d’ajuster les propriétés du gel pour des applications médicales, transformant ainsi des déchets marins en matériaux précieux pour la cicatrisation ou la régénération tissulaire.

https://phys.org/news/2024-11-marine-carbonated-hydrogels-behavior.html

Des protéines auto-assemblantes pour des soins de la peau durables et performants

Des chercheurs de la NYU Tandon School of Engineering ont développé Q5, un gel à base de protéines auto-assemblantes, qui pourrait révolutionner les produits de soins de la peau. Stable en milieu légèrement acide, comme le pH naturel de la peau, ce matériau améliore la durabilité et l’efficacité des formulations. Produit via des fermentations bactériennes ou de levures, Q5 offre une alternative durable aux polymères synthétiques et ingrédients traditionnels, répondant aux attentes des consommateurs en matière d’éco-responsabilité sans compromettre la performance.

https://phys.org/news/2024-11-proteins-higher-sustainable-skincare-products.html

Recycler les pneus usés pour limiter leur impact toxique

Des chercheurs de l’Université du Delaware, dirigés par Dion Vlachos, ont développé une méthode innovante pour décontaminer et recycler les pneus en fin de vie. Ce procédé utilise un réacteur à micro-ondes pour extraire le 6PPD, un additif toxique qui se dégrade en microparticules nocives pour l’environnement. Une fois le 6PPD isolé et converti en produits sûrs, le reste du matériau peut être recyclé en caoutchouc, aromatiques ou noir de carbone. Cette approche, encore au stade expérimental, ouvre la voie à une gestion plus durable des pneus usés, tout en réduisant leur pollution.

https://phys.org/news/2024-11-decontaminating-toxic-ability-particles-life.html

Un plastique supramoléculaire durable et biodégradable : une révolution contre les microplastiques

Une équipe de chercheurs du Centre RIKEN pour la Science des Matériaux Emergents, dirigée par Takuzo Aida, a mis au point un plastique innovant qui combine durabilité, biodégradabilité et capacité à se dégrader dans l’eau de mer. Publiée dans Science, cette avancée pourrait marquer un tournant dans la lutte contre la pollution plastique et les microplastiques.

Contrairement aux plastiques traditionnels ou même aux bioplastiques existants, souvent non dégradables en milieu marin, ce nouveau matériau utilise des plastiques supramoléculaires, structurés par des ponts salins réversibles. Ces liaisons se dissolvent en présence d’électrolytes comme l’eau salée, ce qui permet au plastique de se dégrader sans former de microplastiques.

Les chercheurs ont créé ces plastiques en combinant deux monomères biodégradables : un additif alimentaire courant (le hexamétaphosphate de sodium) et un monomère à base de guanidinium. Ces matériaux, non toxiques et modulables, peuvent être adaptés pour des usages variés : plastiques rigides, flexibles ou même élastiques.

En testant leur biodégradabilité, les scientifiques ont constaté que ce plastique se dégrade complètement en 10 jours dans le sol, tout en enrichissant ce dernier en nutriments tels que l’azote et le phosphore. Recyclable à plus de 80 %, il représente une avancée majeure vers des solutions durables et respectueuses de l’environnement.

https://phys.org/news/2024-11-durable-supramolecular-plastic-fully-ocean.html

La lumière au service des bioélectroniques dans les organismes vivants

Des chercheurs de l’Université de Lund ont développé une méthode innovante utilisant la lumière pour créer des structures bioélectroniques directement dans les tissus vivants. Cette avancée promet des implants conducteurs plus compatibles avec le corps humain, réduisant les complications liées aux dispositifs actuels tels que l’inflammation et les cicatrices.

Le procédé repose sur la photopolymérisation, où des matériaux sensibles à la lumière forment un hydrogel conducteur en quelques minutes après exposition à des rayons bleus, verts ou rouges. Ce matériau, constitué de polymères et d’eau, s’intègre naturellement aux tissus mous comme le cerveau.

Les premiers essais sur des embryons de poisson-zèbre et de poulet montrent des résultats prometteurs, avec des structures biocompatibles capables de réguler les signaux électriques des nerfs. Ces bioélectrodes, biodégradables et peu invasives, pourraient transformer le traitement des maladies neurologiques et neurodégénératives.

https://phys.org/news/2024-11-bioelectronics.html

Les cahiers de laboratoire électroniques du CNRS : un Cristal collectif pour une révolution numérique en recherche

En 2024, le CNRS a récompensé par un Cristal collectif une équipe de chimistes et d’informaticiens pour le déploiement des Cahiers de laboratoire électroniques (CLE), un outil innovant transformant les pratiques de recherche.

Lancé en juillet 2023, le projet CLE s’inscrit dans une démarche de modernisation, remplaçant les cahiers papier par une solution numérique sécurisée et conforme aux principes de la science ouverte. Développé en collaboration avec le Comité pour la science ouverte, l’outil retenu, eLabFTW, garantit la traçabilité, la confidentialité et la pérennité des données scientifiques.

Après des tests concluants en 2022, le CLE a été déployé dans 100 laboratoires, impliquant 2000 utilisateurs et enregistrant déjà 12 000 expériences en moins d’un an. Un vaste plan d’accompagnement, incluant formations et webinaires, a facilité cette transition, touchant plus de 1000 participants.

Grâce à cette initiative, le CNRS ambitionne d’élargir l’accès au CLE à d’autres établissements, tels que l’INRAE et l’Inserm. Ce projet incarne une avancée majeure pour une recherche scientifique plus efficace, collaborative et respectueuse des standards de protection du patrimoine scientifique.

LMG CleanLoop : un Oscar pour une révolution dans le recyclage des emballages

Propyplast, filiale du groupe Leygatech, a reçu un Oscar de l’emballage pour LMG CleanLoop, une solution innovante qui rend les films IML (In-Mold Labeling) entièrement recyclables.

LMG CleanLoop permet de séparer les couches imprimées des contenants en PP dès la phase de broyage. Après lavage et séparation, un PP recyclé de qualité vierge est obtenu, prêt à être réutilisé sans perte de performance.

Certifiée par RecyClass, cette technologie garantit une compatibilité totale avec les flux de recyclage, permettant une réincorporation des recyclés jusqu’à 100 %. LMG CleanLoop offre ainsi aux industriels une solution durable et économique pour valoriser leurs déchets de production.

Bayer révolutionne les blisters avec un matériau mono-PET : -38% d’empreinte carbone

Bayer, en partenariat avec Liveo Research, dévoile un blister en PET pour son produit Aleve, éliminant le PVC et réduisant l’empreinte carbone de 38 %.

Écologique et accessible
Grâce à une évaluation complète du cycle de vie, Bayer a conçu ce blister sans coût supplémentaire pour le consommateur, garantissant une adoption large.

Prochaines étapes
Lancé aux Pays-Bas, le blister en PET vise une adoption globale. Bayer travaille également sur sa recyclabilité et la conformité aux normes de sécurité, notamment aux États-Unis.

https://www.plasticstoday.com/packaging/bayer-s-new-mono-material-blister-cuts-carbon-footprint-by-38-

Le graphène au service de l’allègement et de la durabilité des bouteilles en PET

Une innovation en nanotechnologie transforme les bouteilles en PET en améliorant leur résistance, en réduisant leur poids d’environ 20 %, et en diminuant drastiquement la transmission de vapeur d’eau.

Grâce à une poudre de graphène fractal développée par HydroGraph Clean Power Inc., des tests ont démontré qu’à seulement 0,006 % de concentration, le matériau augmente la résistance à la compression de 23 %, tout en réduisant les besoins en plastique. Ce progrès arrive à point nommé pour une industrie cherchant à intégrer davantage de PET recyclé tout en répondant aux objectifs de durabilité.

Avec un impact minimal sur la transparence des bouteilles, cette technologie se destine également à d’autres polymères comme le polypropylène, le polyéthylène ou le nylon. De premières applications industrielles montrent un fort potentiel pour diminuer l’impact environnemental des emballages plastiques.

https://www.plasticstoday.com/packaging/graphene-gives-pet-bottles-a-lightweighting-boost-and-more

Découvrir/adhérer au GFP

Nouveauté 2024

Commission Enseignement

Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».

L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.

Sociétés Savantes et partenaires

Institut Charles Sadron CNRS UPR22
23 rue du Loess, BP 84047
67034 STRASBOURG Cedex2
web : http://www.gfp.asso.fr, Secrétaire general : gfp@gfp.asso.fr,
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