Le réseau
- Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
- Des membres de la recherche académique et des industriels.
- Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
- Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
- Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
- Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).
L'organisation
- Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
- Des sections régionales couvrant tout le territoire français
- Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.
La structure de veille et de réflexion prospective
- Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
- Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
- Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.
Actualités
7UP rate le coche en restant vert
Les concepteurs d’emballages auraient pu éviter cette erreur flagrante en matière de durabilité. Alors, pourquoi ne l’ont-ils pas fait?
Keurig Dr Pepper a récemment modernisé le design graphique de 7UP, et bien que le nouveau look « effervescent » soit réussi, une question persiste : pourquoi les bouteilles sont-elles toujours teintées de vert dans un monde où la durabilité et la circularité priment?
Selon Allison Kapp, directrice de marque senior chez KDP, « la refonte visuelle de 7UP n’a pas entraîné de modifications de l’emballage principal » et l’entreprise affirme suivre les directives de l’Association of Plastic Recyclers (APR). Cependant, bien que les bouteilles vertes en PET soient recyclables, leur réutilisation pour l’emballage est limitée.
D’autres marques, comme Sprite en 2022 et 7UP au Royaume-Uni en 2021, sont passées au PET clair avec succès. Cela prouve que l’identité de marque peut être maintenue sans teinte verte, en optant pour un PET transparent, mieux valorisé dans les systèmes de recyclage.
KDP a-t-il prévu d’utiliser du rPET vert pour de nouvelles bouteilles 7UP? Malgré plusieurs demandes, l’entreprise n’a pas répondu. La question reste donc ouverte : les bouteilles vertes peuvent-elles être qualifiées de responsables dans une économie circulaire? Pas si nous souhaitons réellement boucler la boucle du recyclage.
Nouvelles approches thérapeutiques ciblées pour le cancer du sein triple négatif
Des chercheurs de NYU Abu Dhabi ont développé des « frameworks » organiques covalents nanométriques (nCOFs) modifiés par des peptides pour un traitement ciblé du cancer du sein triple négatif (TNBC). Ces nCOFs sont conçus pour libérer des agents chimiothérapeutiques, comme la doxorubicine, directement dans l’environnement acide de la tumeur, minimisant ainsi les effets secondaires sur les tissus sains. Cette technologie prometteuse représente une avancée importante dans la médecine de précision, offrant une approche personnalisée et efficace contre ce type de cancer agressif.
Nouvelle approche pour la synthèse des polymères courants grâce aux ondes électromagnétiques
Des chercheurs de l’université de Tsukuba ont développé une méthode innovante de synthèse de polymères tels que le polystyrène, utilisant une bobine Tesla pour déclencher une polymérisation par décharge électrique à distance. Cette méthode, sans catalyseurs ni initiateurs traditionnels, permet de produire des polymères de haute pureté. Cette percée ouvre de nouvelles perspectives dans la chimie des polymères, notamment en matière de matériaux synthétisés par des ondes électromagnétiques.
Développement d’une bactérie pour produire des polymères similaires au PET
Une équipe de recherche du KAIST a développé une souche microbienne capable de produire efficacement un polyester aromatique, similaire au PET, grâce à une ingénierie métabolique. En optimisant la fermentation et en améliorant les enzymes impliquées, ils ont atteint la concentration la plus élevée de production de polyester microbien à ce jour (12,3 g/L). Cette avancée offre une solution prometteuse pour lutter contre la pollution plastique en utilisant des matériaux biodégradables à base de microorganismes.
Les polymères hydrocarbonés : une solution prometteuse pour la purification de l’eau
Des chercheurs de l’American Chemical Society ont développé un polymère dérivé de glucides capables de piéger les métaux lourds dans l’eau, tels que le cadmium et le plomb. Ce polymère forme des amas insolubles qui peuvent être facilement filtrés, rendant le processus de purification plus efficace. Lors des tests, le matériau a éliminé jusqu’à 45 % des métaux présents dans l’eau de rivière. Cette technologie recyclable pourrait améliorer les méthodes actuelles de filtration et réduire l’impact énergétique de ces procédés.
Avancée dans le recyclage chimique du PET
Des chercheurs de l’Université métropolitaine de Tokyo, dirigés par le professeur Kotohiro Nomura, ont développé une nouvelle méthode pour décomposer le polyéthylène téréphtalate (PET) en utilisant de l’éthanol et un catalyseur accessible de trichlorure de fer. Cette technique permet un recyclage chimique sélectif et efficace des déchets de textiles et plastiques. La méthode, qui ne nécessite ni acides ni bases, produit du téréphtalate de diéthyle (DET) et de l’éthylène glycol (EG) avec une haute sélectivité, et pourrait faciliter la récupération des matériaux dans des contextes industriels tout en réduisant l’impact environnemental des déchets plastiques.
Innovation en matière de plastique : un nouveau composite biodégradable facilement dégradable par les bactéries
Des chercheurs de l’Institut Weizmann ont développé un plastique composite innovant qui se dégrade facilement grâce à l’action des bactéries, une avancée majeure publiée dans la revue ACS Nano. Cette nouvelle matière, combinant un polymère biodégradable avec des cristaux issus d’une substance biologique, présente trois avantages significatifs : elle est économique, facile à préparer et extrêmement résistante.
Le matériau a été créé à partir de la tyrosine, un acide aminé qui forme des nanocristaux exceptionnellement robustes, et de l’hydroxyéthylcellulose, un dérivé de la cellulose couramment utilisé dans la fabrication de médicaments et de cosmétiques. Les chercheurs ont découvert que ce composite, une fois mélangé et refroidi, forme un plastique composite d’une résistance remarquable, capable de supporter un poids significatif malgré sa minceur.
Ce nouveau plastique, en plus d’être biodégradable, est également plus ductile que ses composants individuels, offrant ainsi un potentiel industriel considérable pour une variété d’applications, des pièces automobiles aux emballages alimentaires. Avec ses propriétés uniques et sa capacité à se dégrader naturellement, ce matériau pourrait grandement contribuer à la réduction de la pollution plastique environnementale.
Les chercheurs envisagent désormais de simplifier le processus de production pour le rendre compatible avec les méthodes industrielles standard, ce qui pourrait permettre une fabrication à grande échelle de ce plastique innovant et respectueux de l’environnement.
Avancée dans le traitement de l’eau : un nouveau filtre élimine les contaminants chimiques à de très faibles concentrations
Des chercheurs de l’Université de Kyoto, en collaboration avec des scientifiques américains, ont développé un nouveau matériau membranaire capable d’éliminer et de détecter simultanément des contaminants chimiques présents à des niveaux de trace dans l’eau. Cette innovation pourrait révolutionner le traitement de l’eau en permettant l’élimination efficace de composés difficiles à capturer, tels que les produits pharmaceutiques et de soin personnel, qui représentent une menace majeure pour l’environnement.
Le nouveau matériau, une membrane à réseau poreux (PNM), intègre un réseau continu de pores construits à partir de polyèdres organométalliques, agissant comme de minuscules cages pour filtrer et capturer les molécules chimiques ciblées. Cette conception permet à la membrane de surpasser les systèmes de filtration existants en termes de sélectivité et d’efficacité, même à des concentrations extrêmement basses.
Publiée dans la revue Communications Materials, cette recherche met en lumière la capacité du filtre non seulement à retirer les contaminants, mais aussi à isoler les molécules capturées pour des tests, facilitant ainsi le suivi en temps réel de la contamination. Les chercheurs envisagent d’adapter le design de la membrane pour filtrer divers types et tailles de molécules, ouvrant la voie à de nouvelles applications dans le traitement de différents liquides, y compris le sang.
Percée dans l’utilisation du mycélium pour des produits durables
Des chercheurs de l’Institut Fraunhofer pour la Recherche Appliquée sur les Polymères à Potsdam développent une gamme de produits recyclables à base de mycélium, une structure fongique. Le mycélium, constitué de cellules filamenteuses souterraines, est exploré pour sa capacité à produire des matériaux durables et biodégradables, tels que des isolants, des emballages et des alternatives au cuir.
Le processus exploite les résidus agricoles locaux comme substrat pour la culture fongique, transformant ces matériaux en composites organiques par un processus de métabolisme fongique. Ces composites sont ensuite formés et stabilisés par traitement thermique pour créer des produits variés. La méthode de production n’exige pas de lumière, ce qui améliore l’efficacité énergétique du processus.
Les matériaux à base de mycélium offrent une grande diversité de propriétés—résistance, élasticité, perméabilité—et peuvent être adaptés pour des applications multiples, de l’ameublement à l’isolation en passant par les emballages. Ces développements soutiennent une économie circulaire en proposant une alternative aux produits à base de pétrole, réduisant ainsi les déchets et favorisant la décarbonisation.
Percée dans la nanostructuration des semi-conducteurs : un nouveau copolymère bloc atteint une largeur de 7,6 nm
Des chercheurs de l’Institut de Technologie de Tokyo ont développé un copolymère bloc révolutionnaire qui pourrait repousser les limites de l’intégration et de la miniaturisation dans la fabrication de semi-conducteurs. Ce nouveau composé, chimiquement conçu pour une auto-assemblage dirigé fiable, peut s’organiser en structures lamellaires perpendiculaires avec une demi-largeur de moins de 10 nanomètres, surpassant les copolymères blocs conventionnels largement utilisés.
Publiée dans la revue Nature Communications, cette avancée représente une étape significative dans la réduction de la taille des motifs de circuits sur les puces semi-conductrices, un composant crucial de tous les appareils électroniques. Le copolymère, une modification du polystyrène-bloc-polyméthacrylate de méthyle (PS-b-PMMA), a été adapté par l’introduction de méthacrylate de glycidyle (PGMA) et la modification ultérieure des segments PGMA avec différents thiols pour affiner les interactions répulsives entre les blocs du polymère.
Cette innovation ouvre la voie à la création de dispositifs semi-conducteurs avancés grâce à sa capacité à former des motifs extrêmement fins requis pour la prochaine génération d’électronique. Les chercheurs anticipent que cette technologie pourrait jouer un rôle crucial dans l’avancement des technologies de pointe dans la fabrication de semi-conducteurs, potentiellement réduisant la dépendance aux processus lithographiques traditionnels et coûteux.
Découvrir/adhérer au GFP
Nouveauté 2024
Commission Enseignement
Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».
L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.
Sociétés Savantes et partenaires
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