Le réseau
- Environ 900 membres adhérents dans des domaines variés recouvrant toutes les activités où interviennent les polymères (matériaux de structure, matériaux fonctionnels, solutions..)..
- Des membres de la recherche académique et des industriels.
- Des relations nationales/internationales par le biais de sociétés soeurs : SCF, FFM, AFICEP, SFIP, EPF, IUPAC, ACS…
- Un colloque annuel réunissant environ 150 participants.
- Des colloques thématiques organisés par les sections régionales.
- Des manifestations organisées en collaboration étroite avec des sociétés soeurs : Colloques SAGE (SFIP, AFICEP, GFP), Congrès Matériaux (Sociétés adhérentes à la FFM).
L'organisation
- Une structure nationale avec un Conseil d’Administration comprenant des industriels, des enseignants et des chercheurs
- Des sections régionales couvrant tout le territoire français
- Une Commission Enseignement dynamique éditant des ouvrages spécialisés variés très bon marché et en Français pour les membres du GFP.
La structure de veille et de réflexion prospective
- Identifications des innovations et suivi des développements récents (via publications et brevets) -> publications de Bulletins de Brèves
- Accès à des plateformes technologiques pour la caractérisation et le développement des nouveaux polymères et base de données sur leurs moyens techniques et humains
- Préparation et organisation d’ateliers de prospectives sur thématiques particulières, éventuellement à la demande et en collaboration avec des partenaires.
Actualités
Des pales recyclables fabriquées à partir de résine polyester bio-dérivable
Des chercheurs du National Renewable Energy Laboratory (NREL) aux États-Unis ont franchi une étape significative en développant des pales d’éoliennes recyclables à partir de résine polyester bio-dérivable, surnommée PECAN (PolyEster Covalently Adaptable Network). Cette innovation pourrait mettre fin à la pratique consistant à envoyer les anciennes pales dans les décharges, en offrant une alternative recyclable et performante.
Les pales de PECAN, comparables en performance aux résines thermodurcissables utilisées actuellement et surpassant certaines résines thermoplastiques destinées au recyclage, montrent une capacité de décomposition complète en seulement six heures grâce à un processus chimique doux. Cette méthode de recyclage chimique permet de récupérer et de réutiliser les composants des pales, ce qui facilite la remanufacture du même produit de manière indéfinie.
L’étude publiée dans la revue Science détaille le développement et les tests de ces pales, ainsi que des stratégies de récupération et de réutilisation de chaque composant. Cette approche s’aligne avec la mission du NREL de promouvoir une économie circulaire pour les matériaux énergétiques.
Le projet bénéficie du soutien des bureaux des Technologies Avancées de Matériaux et de Manufacture et des Technologies de la Bioénergie du Département de l’Énergie des États-Unis, ainsi que du consortium BOTTLE. Cette recherche pourrait non seulement réduire l’impact environnemental des éoliennes mais aussi transformer l’industrie des matériaux renouvelables en intégrant des pratiques de développement durable.
Innovation dans le recyclage : un nouveau processus transforme les déchets plastiques en gaz pour créer de nouveaux plastiques recyclés
Des chercheurs de l’Université de Californie à Berkeley ont développé un processus catalytique novateur capable de vaporiser les plastiques polyéthylène et polypropylène – les deux types de déchets post-consommation les plus répandus – pour les reconvertir en monomères. Ces monomères peuvent ensuite être réutilisés pour fabriquer de nouveaux plastiques de haute qualité, contribuant ainsi à une économie circulaire des polymères.
Ce processus repose sur l’utilisation de catalyseurs solides moins coûteux et plus efficaces que les précédents catalyseurs métalliques lourds, rendant le recyclage plus durable et économique. Les catalyseurs, composés de sodium sur alumine et d’oxyde de tungstène sur silice, permettent de casser les chaînes polymères en gaz tels que le propylène et l’isobutylène, qui sont ensuite collectés pour être transformés en nouveaux plastiques ou utilisés dans d’autres industries, comme celle des cosmétiques ou des additifs d’essence à haute octane.
La méthode démontre une haute efficacité, avec une conversion proche de 90% pour un mélange de polyéthylène et de polypropylène, et offre la promesse d’une application industrielle à grande échelle. Cette avancée pourrait significativement réduire la dépendance aux combustibles fossiles pour la production de nouveaux plastiques et diminuer l’impact environnemental des déchets plastiques.
Révolution dans le recyclage : transformer les déchets plastiques en ressources précieuses
À l’ETH Zurich, des scientifiques développent des techniques avancées de recyclage chimique qui transforment les déchets plastiques en composants de base pouvant être utilisés pour créer des produits de haute qualité et des carburants. Cette méthode, qui repose sur la décomposition des molécules de plastique (polymères) en leurs éléments constitutifs (monomères), représente une alternative durable au recyclage plastique traditionnel, souvent limité par une dégradation de la qualité à chaque cycle de recyclage.
L’approche de l’ETH Zurich a également exploré la conversion de ces chaînes de polymères en molécules à chaîne courte utilisables comme carburants liquides, donnant ainsi une seconde vie utile aux déchets plastiques. Le processus inclut la fusion du plastique dans un réservoir d’acier où l’hydrogène gazeux est introduit, avec l’ajout d’un catalyseur en poudre contenant des métaux comme le ruthénium pour optimiser la réaction chimique.
Un élément clé de cette recherche est le développement d’une formule mathématique qui décrit précisément tout le processus de recyclage chimique, facilitant ainsi la reproduction et l’optimisation du procédé à plus grande échelle. Cette formule permet de calculer l’effet de la géométrie et de la vitesse du mélangeur, essentiels pour une efficacité maximale.
Cette innovation ouvre des perspectives passionnantes pour le recyclage des plastiques, offrant une solution potentiellement révolutionnaire pour traiter les déchets de manière écologique tout en créant de la valeur à partir de matériaux autrement perdus.
Nouvelle avancée dans la lutte contre les produits chimiques perfluorés
Des ingénieurs chimistes de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) ont mis au point un système révolutionnaire pour piéger et décomposer les substances per- et polyfluoroalkyles (PFAS), souvent appelées « produits chimiques éternels », présentes dans l’eau. Ce système, qui combine un filtre en charbon activé avec un catalyseur breveté, est capable de capturer ces polluants et de les briser en composants inoffensifs, directement sur le matériau filtrant.
Ce procédé, qui fonctionne efficacement même en conditions de faible luminosité, représente une solution durable et économique aux défis de purification de l’eau. Le catalyseur développé par UBC a démontré sa capacité à éliminer plus de 85 % de l’acide perfluorooctanoïque (PFOA), un type de PFAS, même sous faible lumière ultraviolette. Cette caractéristique le rend particulièrement adapté aux régions peu ensoleillées et à divers contextes environnementaux.
Les résultats prometteurs de cette recherche ouvrent également la voie à l’utilisation de ce catalyseur pour éliminer d’autres types de contaminants persistants. L’équipe envisage des applications allant des systèmes d’eau municipaux aux projets industriels spécialisés dans le nettoyage des flux de déchets. Pour commercialiser cette technologie, les chercheurs ont créé l’entreprise ReAct Materials, soulignant le potentiel de leur découverte à offrir une solution efficace et à faible coût aux problèmes de pollution de l’eau.
Innovation et personnalisation dans l’injection plastique : la vision de Protolabs France
Dans un contexte où l’innovation technologique redéfinit continuellement les limites de l’industrie manufacturière, l’injection plastique se positionne comme un vecteur clé de modernisation, surtout dans le secteur médical. Thibaut Jeannerot, ingénieur d’application chez Protolabs France, souligne les progrès significatifs réalisés dans cette branche, qui permettent aujourd’hui de produire des composants médicaux à la fois complexes et sécurisés.
En 2023, Protolabs a produit plus de 1,3 million de pièces moulées par injection, illustrant l’ampleur de son impact à travers divers secteurs. La société a introduit l’utilisation de moules en aluminium pour l’injection, qui, par rapport aux moules en acier traditionnels, réduisent les délais de production et les coûts. Cette innovation est particulièrement pertinente pour les petites séries, offrant une flexibilité et une rentabilité accrues.
L’industrie fait face à des défis commerciaux et techniques en adoptant des stratégies qui non seulement accroissent la compétitivité mais favorisent également la durabilité. L’utilisation de thermoplastiques responsables et l’optimisation des processus de production minimisent l’impact environnemental, marquant un progrès vers une responsabilité écologique plus forte.
Ces initiatives témoignent de l’engagement de l’industrie de l’injection plastique envers l’innovation et la durabilité, promettant des avancées qui bénéficieront à divers secteurs industriels à l’avenir.
Texturation de revêtements souples en biopolymère au laser femtoseconde
La technologie laser femtoseconde, qui utilise des impulsions laser ultra-courtes, offre une précision remarquable dans le traitement des matériaux délicats comme les biopolymères. Ce processus de texturation ne cause pas de dommage thermique aux matériaux, ce qui est essentiel pour préserver les propriétés intrinsèques des biopolymères.
L’application de cette technologie peut révolutionner la fabrication de dispositifs biomédicaux, de textiles intelligents, et d’autres applications où les propriétés de surface des matériaux sont cruciales. Par exemple, des revêtements antibactériens ou des surfaces favorisant la croissance cellulaire pourraient être réalisés grâce à cette méthode.
Ces avancées montrent comment les innovations dans le domaine des biopolymères s’alignent avec les besoins en matériaux fonctionnels et durables, offrant des solutions écologiques à des problèmes industriels complexes.
Flux d’actualités sur les bioplastiques : innovations et défis
- Sharon Barak et Solutum proposent des solutions d’emballage biodégradables innovantes, attirant l’attention avec leur approche novatrice pour réduire les déchets plastiques.
- BioPak répond aux interdictions imminentes des plastiques à usage unique en Australie avec ses gobelets doublés de PLA aqueux et composants en fibres végétales, une alternative compostable.
- Le Pacte des plastiques des États-Unis vise à ce que tout emballage plastique soit réutilisable, recyclable ou compostable d’ici 2025, établissant des lignes directrices pour une transition écologique.
- Des chercheurs de l’Université de Washington à St. Louis ont découvert que les microbes aquatiques, les « bactéries pourpres », peuvent servir de micro-usines à bioplastiques, ouvrant des perspectives fascinantes pour la production de bioplastiques.
- Floreon Technology Ltd. améliore les propriétés des biopolymères PLA, les rendant résistants au feu, recyclables et réduisant leur empreinte carbone, un pas en avant vers des applications plus sûres et écologiques.
- Les institutions européennes développent des mousses de bioplastique polyhydroxyalkanoate (PHA), explorant des usages potentiels dans diverses applications, de l’emballage à l’automobile.
Vers une stratégie durable : Lego investit dans les résines renouvelables
Lego s’oriente vers une production durable en augmentant significativement l’utilisation de résines issues de sources renouvelables et recyclées. L’objectif est de fabriquer tous les produits Lego à partir de ces matériaux d’ici 2032. En 2024, 30% de la résine achetée par Lego était certifiée résines renouvelables, marquant une augmentation par rapport aux 18% de 2023. L’entreprise prévoit d’atteindre 50% de matériaux durables d’ici 2026 et est disposée à payer jusqu’à 70% plus cher pour ces résines renouvelables, afin de stimuler leur production. Ce choix stratégique reflète un investissement significatif dans la durabilité, sans répercussion sur le coût pour le consommateur, grâce à l’engagement familial de l’entreprise envers l’environnement.
Les avantages du polycarbonate en milieu médical
Le polycarbonate se distingue dans les applications médicales par sa résistance, sa clarté et sa robustesse. Utilisé pour des dispositifs comme les écrans faciaux et les boîtiers de filtres pour dialyse, ce polymère surpasse le verre et le PMMA en termes de résistance aux solvants et de ductilité. Malgré les controverses autour du bisphénol A (BPA), les experts en plastiques médicaux considèrent les craintes comme exagérées, affirmant sa sécurité dans les emballages alimentaires et autres utilisations médicales.
Méthode innovante utilisant l’oxygène et la lumière pour recycler les polymères insaturés
Une équipe de l’Université d’Akron a découvert une méthode de recyclage des polymères insaturés comme le caoutchouc et certains plastiques, utilisant l’oxygène et la lumière. Ce processus, qui implique l’activation d’un catalyseur sous lumière, décompose efficacement les polymères à température ambiante, offrant une alternative durable et écoénergétique aux méthodes traditionnelles de recyclage.
Découvrir/adhérer au GFP
Nouveauté 2024
Commission Enseignement
Le Groupe de Travail de la Commission Enseignement du GFP annonce la mise à jour de son glossaire avec l’ajout des termes sur les polymères biosourcés et biodégradables. Un document pédagogique détaillant les définitions clés, ainsi que des clarifications sur l’usage des termes, est désormais accessible sur la page de la Commission Enseignement. Cette ressource s’appuie sur les dernières références scientifiques et réglementaires pour mieux encadrer la compréhension des « bioplastiques » et des « polymères verts ».
L’outil de recherche du site permet également de retrouver ces nouveaux termes, ainsi que les termes plus génériques sur les polymères.
Sociétés Savantes et partenaires
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23 rue du Loess, BP 84047
67034 STRASBOURG Cedex2
web : http://www.gfp.asso.fr, Secrétaire general : gfp@gfp.asso.fr,
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