Une nouvelle approche permet de surmonter les limitations des matériaux thermoconducteurs traditionnels en concevant un polymère vitrimère supramoléculaire combinant une conductivité thermique élevée et une excellente capacité de mise en œuvre. Ce matériau repose sur une architecture macromoléculaire intégrant des réseaux de liaisons hydrogène quadruples basés sur l’uréidopyrimidinone (UPy), dont la dynamique de réticulation réversible permet une dissipation efficace de l’énergie thermique tout en conservant des propriétés mécaniques robustes. En exploitant la nature vitrimère du réseau, les chercheurs ont pu obtenir des coefficients de conductivité thermique supérieurs à ceux des polymères conventionnels, facilitant ainsi un transport phononique directionnel optimisé. Cette structure permet non seulement une gestion thermique passive performante dans les dispositifs électroniques miniatures, mais confère également au polymère des capacités d’auto-réparation et de recyclabilité par simple pression à chaud, minimisant ainsi l’impact environnemental des déchets électroniques. Parallèlement, la viscosité ajustable du matériau lors des procédés de mise en œuvre par fusion facilite son intégration dans des architectures de refroidissement complexes, remplaçant avantageusement les graisses thermiques instables. Ces résultats soulignent la portée technologique de cette classe de polymères fonctionnels pour la prochaine génération de systèmes de dissipation de chaleur à haute densité de puissance.

https://www.nature.com/articles/s41467-026-70223-7