Le chercheur John Spevacek établit un parallèle fascinant entre la physique des polymères fondus et celle de l’univers, où la matière plastique devient une métaphore de l’espace-temps. Comme un polymère viscoélastique capable à la fois de couler et de stocker de l’énergie, l’espace-temps se révèle lui aussi fluide et élastique : sa viscosité se manifeste dans l’expansion issue du Big Bang, tandis que son élasticité se dévoile à travers les ondes gravitationnelles nées des collisions de trous noirs. Ces infimes vibrations traduisent la capacité du cosmos à se déformer puis se détendre, à la manière d’un plastique chauffé. Spevacek souligne ainsi que les mêmes outils mathématiques — tenseurs, équations de déformation, élasticité — servent autant à décrire un polymère en fusion qu’à comprendre la relativité d’Einstein, reliant de façon poétique la matière fondue aux profondeurs du temps et de l’espace.
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