Des chercheurs de l’Université Washington à St. Louis ont mis au point une méthode innovante pour améliorer considérablement les performances mécaniques des bioplastiques à base de protéines de soja et de cellulose. Ces polymères naturels, proposés comme alternatives aux plastiques pétrosourcés, souffrent souvent de fragilité et de faible résistance. L’équipe de Marcus Foston a montré que le revêtement des nanocristaux de cellulose par une fine couche de polydopamine — molécule inspirée des adhésifs marins des moules — modifie l’interface entre phases et accroît la cohésion du matériau. Cette modification de surface optimise les interactions entre la matrice protéique et le renfort cellulosique, multipliant par plus de 300 % la résistance à la traction et la flexibilité du composite. Cette approche, décrite dans Polymer Composites, démontre que les biopolymères issus de ressources végétales peuvent être structurellement optimisés pour rivaliser avec les polymères fossiles, ouvrant la voie à une nouvelle génération de matériaux biosourcés performants et durables.
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