Des chercheurs ont mis au point une architecture de câblage composite inédite destinée à remplacer les liaisons en cuivre traditionnelles, dont la haute conductivité induit des risques d’échauffement tissulaire et des artefacts visuels critiques sous les champs magnétiques intenses de l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Cette solution de rupture repose sur l’utilisation de faisceaux de fibres polymères souples, fonctionnalisées en surface par un dépôt nanométrique binaire d’argent et de titane appliqué par pulvérisation cathodique magnétron. Au sein de cette structure hybride, l’argent assure le transport du signal bioélectrique tandis que le titane joue un rôle double de modulateur de résistivité et de couche de passivation contre la corrosion, empêchant ainsi la formation de courants de Foucault parasites (effet d’antenne). Ce design permet de découpler la fonctionnalité de transmission de données de la susceptibilité magnétique, garantissant une transparence radiofréquence quasi totale tout en maintenant une robustesse mécanique adaptée aux cycles de manipulation clinique. Cette avancée ouvre la voie à une nouvelle génération d’électrodes de neurostimulation et de dispositifs de monitoring utilisables en toute sécurité durant les séquences d’imagerie, levant ainsi un verrou technologique majeur pour le diagnostic neurologique interventionnel.
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