Une nouvelle approche d’ingénierie des matériaux met en lumière le potentiel inédit des fibres de lin fonctionnalisées pour surmonter les verrous technologiques historiques des biocomposites structurels. En ciblant spécifiquement la modification de l’interface fibre-matrice via des traitements de surface avancés mais économes en énergie, cette innovation permet de corriger l’hydrophilie naturelle du renfort végétal tout en lui conférant une véritable multifonctionnalité, allant de l’amélioration de l’adhésion interfaciale à l’intégration de propriétés d’amortissement vibratoire ou de résistance au feu. Ce procédé de fonctionnalisation, intégré directement aux lignes de production existantes sans nécessiter d’étapes de purification coûteuses, optimise la compatibilité avec les résines thermoplastiques ou thermodurcissables et garantit une homogénéité rhéologique indispensable aux cadences industrielles élevées. Parallèlement, la maîtrise de cette architecture macromoléculaire hybride assure une reproductibilité des performances mécaniques comparable à celle des standards synthétiques, mais avec une empreinte carbone considérablement réduite. Cette rupture technologique rend désormais l’adoption massive des composites biosourcés économiquement viable pour des secteurs exigeants comme l’automobile ou l’aéronautique, validant ainsi une alternative souveraine et durable aux fibres de verre.