Des chercheurs ont élaboré une architecture composite hybride destinée à l’extraction sélective de contaminants pharmaceutiques, ciblant spécifiquement le dexaméthasone persistant dans les écosystèmes fluviaux. Cette approche novatrice repose sur la synthèse de polymères à empreinte moléculaire (MIP) greffés à la surface de nanoparticules magnétiques, créant ainsi une structure cœur-coquille fonctionnelle. Le procédé de fabrication implique la polymérisation d’un réseau tridimensionnel autour de la molécule cible agissant comme gabarit ; une fois ce gabarit extrait, le matériau conserve des cavités stériques et chimiques agissant comme des sites de reconnaissance hautement spécifiques, analogues au mécanisme clé-serrure des enzymes. Contrairement aux adsorbants classiques non sélectifs, ce matériau démontre une affinité supérieure pour le corticoïde visé, même en présence d’interférents structurellement proches, tout en permettant une récupération aisée et rapide de la phase solide via un champ magnétique externe. Cette combinaison de sélectivité chimique et de maniabilité physique ouvre des perspectives prometteuses pour le traitement tertiaire des eaux et la remédiation environnementale des micropolluants émergents.