Des chercheurs ont mis au point une stratégie de synthèse simultanée permettant d’obtenir des mélanges de polyméthacrylate et de polyuréthane alliant haute transparence et ténacité supérieure, deux propriétés souvent antagonistes dans les verres organiques. En co-polymérisant des monomères méthacryliques avec des prépolymères d’uréthane en présence d’un agent de fonctionnalisation hydroxylé, l’hydroxyéthyl méthacrylate, cette approche induit la formation d’une morphologie complexe de type « salami » à l’échelle micrométrique. L’incorporation de ce co-monomère joue un rôle de compatibilisant réactif décisif : elle affine la taille des domaines séparés et harmonise les indices de réfraction entre les phases rigides et les inclusions élastomères. Cette modulation fine de l’architecture interne permet de supprimer la diffusion lumineuse aux interfaces, rendant le matériau optiquement limpide, tout en activant des mécanismes de dissipation d’énergie efficaces par craquelures multiples lors de sollicitations mécaniques. Par conséquent, ces matériaux hybrides offrent une alternative robuste au PMMA standard, ouvrant des perspectives prometteuses pour les vitrages de sécurité, l’industrie automobile ou les dispositifs d’affichage exigeant une durabilité accrue sans compromis esthétique.
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