Les travaux publiés dans Science développent une stratégie de dégradation accélérée du poly(acide lactique) par incorporation de très faibles quantités d’anhydrides organiques jouant le rôle d’acides masqués. Le principe consiste à conserver les propriétés utiles du PLA pendant la fabrication et l’usage, puis à activer l’hydrolyse lorsque le matériau est exposé à l’eau dans des conditions de compostage. L’anhydride se transforme alors en espèces acides capables de catalyser la coupure des liaisons ester et d’accélérer la fragmentation des chaînes. La contribution répond à une faiblesse connue du PLA : son image de bioplastique compostable reste souvent en décalage avec sa dégradation réelle dans des environnements insuffisamment chauds ou trop variables. La démarche n’élimine pas la nécessité d’infrastructures adaptées, mais elle montre qu’un levier de formulation peut rapprocher la durée de vie d’usage et la fin de vie contrôlée, sans imposer une perte immédiate de transparence ou de performance mécanique.
https://phys.org/news/2026-06-additive-faster-bioplastic-biodegradation-transparency.html